بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Ijmāʿ N°8

مُسْتَنَدُ الْإِجْمَاعِ

L'ijmāʿ ne flotte pas dans le vide · Tout ijmāʿ exige un fondement · L'ijmāʿ fondé sur un qiyās · Aqall mā qīl · Aucun dalīl ne s'oppose à l'ijmāʿ

L'ijmāʿ rend les normes certaines — mais d'où les tire-t-il ? Peut-il créer une norme sans preuve, par pure inspiration collective ? La réponse des Jamāhīr est non : lā budda lahu min mustanad — il lui faut un fondement, « sinon le qayd de l'ijtihād [dans la définition] n'aurait pas de sens » : un mujtahid, par définition, ne se prononce que sur un dalīl ; et si le Prophète ﷺ « ne dit que ce que le waḥy lui donne, la umma est plus digne encore de ne parler que sur preuve ». De là trois ramifications. (1) Quel mustanad ? Le Kitāb et la Sunna sans conteste — avec une analyse fine de ce que l'ijmāʿ ajoute au texte selon que celui-ci est naṣṣ, khabar wāḥid ou ẓāhir ; mais l'ijmāʿ peut-il se fonder sur un qiyās ? Quatre positions, avec Dāwūd et Ibn Jarīr al-Ṭabarī en opposants. (2) L'argument par le moindre des avis (aqall mā qīl), que Subkī rattache à l'ijmāʿ et qu'al-Ghazālī démonte. (3) Les théorèmes d'incompatibilité : aucun dalīl ne peut s'opposer à l'ijmāʿ — « pas d'opposition entre deux qāṭiʿ, ni entre un qāṭiʿ et un maẓnūn » — et la coïncidence d'un ijmāʿ avec un khabar ne prouve pas que ce khabar soit son mustanad (contre Abū ʿAbd Allāh al-Baṣrī).

وَلَا بُدَّ لَهُ مِنْ مُسْتَنَدٍ وَإِلَّا لَمْ يَكُنْ لِقَيْدِ الِاجْتِهَادِ مَعْنًى ... وَأَنَّهُ قَدْ يَكُونُ عَنْ قِيَاسٍ خِلَافًا لِمَانِعِ جَوَازِ ذَلِكَ أَوْ وُقُوعِهِ مُطْلَقًا أَوِ الْخَفِيِّ ... وَأَنَّهُ لَا يُعَارِضُهُ دَلِيلٌ، إِذْ لَا تَعَارُضَ بَيْنَ قَاطِعَيْنِ وَلَا قَاطِعٍ وَمَظْنُونٍ

« Et il lui faut nécessairement un fondement — sinon le qayd de l'ijtihād n'aurait pas de sens… Et il peut procéder d'un qiyās — contre qui en interdit la possibilité, ou la survenance absolument, ou [pour le seul qiyās] subtil… Et aucun dalīl ne s'oppose à lui — car il n'y a pas d'opposition entre deux [dalīl] décisifs, ni entre un décisif et un conjectural. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Ijmāʿ (mustanad al-ijmāʿ) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 284-289

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Pourquoi l'ijmāʿ « sans dalīl » est exclu

L'hypothèse d'un ijmāʿ né sans fondement a pourtant été envisagée : « un groupe a dit : il est possible qu'il survienne par coïncidence heureuse (muṣādafa) — qu'Allah dirige la umma vers le juste choix sans appui sur un mustanad ; mais ils ont concédé que cela n'est pas advenu », comme le rapporte al-Āmidī. La position des Jamāhīr est plus radicale : l'ijmāʿ sans dalīl est impossible en droit, par un argument a fortiori — si le Prophète ﷺ lui-même ne dit rien que sur waḥy, comment la umma dirait-elle quelque chose sans dalīl ? Et par cohérence interne : la définition (carte 1) exige des mujtahids ; or l'ijtihād est précisément l'opération qui va du dalīl à la norme — « sinon le qayd de l'ijtihād n'aurait aucune utilité ». Conséquence pratique majeure : derrière chaque ijmāʿ il y a un texte ou une analogie, même non transmis jusqu'à nous ; l'ijmāʿ ne crée pas le droit, il scelle une lecture du droit.

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Vocabulaire essentiel

مُسْتَنَد mustanad
Le fondement sur lequel s'appuie l'ijmāʿ : texte (Kitāb, Sunna) ou, selon le aṣaḥḥ, qiyās.
مُصَادَفَة muṣādafa
« Coïncidence heureuse » : que la umma tombe juste sans dalīl. Concevable pour certains, jamais advenue.
أَقَلُّ مَا قِيل aqall mā qīl
« Le moindre de ce qui a été dit » : retenir le minimum commun des avis en présence — méthode d'al-Shāfiʿī.
الْبَرَاءَةُ الْأَصْلِيَّة al-barāʾa al-aṣliyya
La présomption de non-obligation : l'excédent au-delà du minimum est nié par elle, sauf dalīl plus fort.
دِيَةُ الْكِتَابِيّ diyat al-kitābī
Le prix du sang du dhimmī : entière, moitié ou tiers de celle du musulman — l'exemple type de l'aqall mā qīl.
مُعَارَضَة muʿāraḍa
Opposition entre preuves. Théorème : rien ne peut s'opposer à un ijmāʿ qaṭʿī — ni naṣṣ, ni autre ijmāʿ.
1

Le principe — lā budda min mustanad

L'argument a fortiori et l'argument de cohérence
Les Jamāhīr : pas d'ijmāʿ sans fondement. La muṣādafa divine est concevable pour certains — mais jamais advenue.
Principe Mustanad

Les deux arguments des Jamāhīr

  • A fortiori prophétique : « si le Prophète ﷺ ne dit ce qu'il dit que sur waḥy, la umma est plus digne encore (awlā) de ne rien dire sans dalīl » — l'autorité dérivée ne peut être plus libre que l'autorité source.
  • Cohérence de la définition : l'ijmāʿ est l'accord des mujtahids ; l'ijtihād opère toujours sur un dalīl ; un accord sans dalīl ne serait donc pas l'accord de mujtahids en tant que tels — « sinon le qayd de l'ijtihād n'aurait pas de sens ».
  • La position concessive : « un groupe a dit : il se peut qu'Allah leur fasse rencontrer le juste sans tawqīf sur un mustanad » — possibilité théorique (Allah guide qui Il veut), mais tous concèdent, comme dit al-Āmidī, que cela n'a pas eu lieu (ghayr wāqiʿ).
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Que fait exactement l'ijmāʿ selon la nature de son mustanad ? L'analyse naṣṣ / khabar wāḥid / ẓāhir.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf

مَذْهَبُ الْجَمَاهِيرِ أَنَّهُ لَا يَجُوزُ حُصُولُ الْإِجْمَاعِ إِلَّا عَنْ مُسْتَنَدٍ شَرْعِيٍّ، قَالُوا : وَإِذَا كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَا يَقُولُ مَا يَقُولُهُ إِلَّا عَنْ وَحْيٍ، فَالْأُمَّةُ أَوْلَى أَنْ لَا يَقُولُوا مَا يَقُولُونَهُ إِلَّا عَنْ دَلِيلٍ. وَإِذَا ثَبَتَ أَنَّهُ لَا يَنْعَقِدُ الْإِجْمَاعُ إِلَّا عَنْ دَلِيلٍ، فَلَا خِلَافَ أَنَّهُ يَنْعَقِدُ عَنِ الْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ.

Traduction : « La doctrine des Jamāhīr est que l'ijmāʿ ne peut survenir que d'un fondement légal. Ils disent : si le Prophète ﷺ ne dit ce qu'il dit que sur révélation, la communauté est plus digne encore de ne dire ce qu'elle dit que sur preuve. Et une fois établi que l'ijmāʿ ne se conclut que sur une preuve, il n'y a aucune divergence sur le fait qu'il se conclut à partir du Livre et de la Sunna. »

La valeur ajoutée de l'ijmāʿ selon le type de texte

Zarkashī déroule alors une analyse remarquable : que change l'ijmāʿ une fois posé sur son texte ?

  • Mustanad = naṣṣ non équivoque (mutawātir) : la norme est établie par le texte ; l'ijmāʿ n'a pour ainsi dire pas d'effet propre dans son établissement — il l'accompagne.
  • Mustanad = khabar wāḥid : la norme est établie par le texte, mais la certitude de son authenticité naît de l'ijmāʿ — l'accord élève le ẓannī au qaṭʿī.
  • Mustanad = ẓāhir (texte équivoque) : la norme est établie par le ẓāhir ; mais l'élimination de l'autre lecture et la certitude de la norme procèdent de l'ijmāʿ.
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L'ijmāʿ fondé sur un qiyās — quatre positions

« Qad yakūnu ʿan qiyās »
Jāʾiz et wāqiʿ pour le jumhūr ; impossible pour Dāwūd et Ibn Jarīr ; positions intermédiaires sur le wuqūʿ et sur le qiyās khafī.
Qiyās 4 avis

Les quatre madhāhib

  • (1) Possible et advenu — le jumhūr et Subkī : rien n'empêche que les mujtahids convergent sur une analogie et s'y accordent ; l'histoire du fiqh en offre des cas.
  • (2) Possible mais non advenu : concession théorique, scepticisme historique.
  • (3) Impossible — Dāwūd [al-Ẓāhirī] et Ibn Jarīr [al-Ṭabarī] : « on ne conçoit pas l'accord de la multitude sur un lieu de pure conjecture » — le ẓann disperse, il ne rassemble pas. (Pour Dāwūd s'y ajoute le refus du qiyās lui-même.)
  • (4) Tafṣīl : possible si l'amāra est jaliyya (l'analogie évidente), non si elle est khafiyya (subtile). Al-Muqtaraḥ précise : ce n'est pas impossible en soi, mais dans certains cas les conjectures se ramifient tant que l'accord sur un ẓann lointain devient invraisemblable selon la ʿāda.
3

Aqall mā qīl — l'argument par le moindre des avis

« Wa-anna al-tamassuka bi-aqalli mā qīla ḥaqq »
La dīa du kitābī : entière, moitié, ou tiers ? Al-Shāfiʿī retient le tiers. Est-ce un argument d'ijmāʿ ? Al-Ghazālī répond : non — deux dalīls combinés.
Méthode Aqall mā qīl

L'exemple canonique et le débat sur sa nature

Les savants divergent sur la dīa du kitābī : comme celle du musulman ? la moitié ? le tiers seulement ? Faute de dalīl tranchant, al-Shāfiʿī retient le tiers — le moindre des avis — approuvé par al-Qāḍī et beaucoup d'autres.

  • Lecture « ijmāʿ » : tous les avis incluent le tiers (qui doit le tout ou la moitié doit nécessairement le tiers) — la umma serait donc unanime sur le minimum ; et c'est l'apparence du classement de Subkī, qui insère la masʾala au chapitre de l'ijmāʿ. Mais al-Qāḍī, dans al-Taqrīb, doute que la méthode remonte ainsi à al-Shāfiʿī (« le transmetteur a peut-être glissé »).
  • L'analyse d'al-Ghazālī : y voir un pur argument d'ijmāʿ est « mal penser de lui » : ce qui est consensuel, c'est l'obligation du minimum ; ce qui est disputé, c'est la négation du surplus — et sur elle, nul ijmāʿ. L'argument est donc double : l'ijmāʿ établit le tiers ; la barāʾa aṣliyya écarte l'excédent.
  • La limite de la méthode : elle ne joue que si aucun dalīl plus fort que la barāʾa n'appuie le surplus. Contre-exemple : pour le quorum de la jumuʿa (quarante ? trois ?), al-Shāfiʿī n'a pas pris le moindre des avis — un dalīl soutenait le nombre supérieur. Ainsi se dissipe, conclut Zarkashī, l'objection de ceux qui croyaient le prendre en défaut.
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Aucun dalīl ne s'oppose à l'ijmāʿ

« Lā yuʿāriḍuhu dalīl »
Contre un ijmāʿ qaṭʿī, le qaṭʿī est impossible et le ẓannī ne pèse rien ; deux ijmāʿs ne peuvent se contredire — contrairement à deux nuṣūṣ.
Théorème Muʿāraḍa

Le raisonnement par cas

  • Le prétendu opposant est qaṭʿī : impossible — « l'opposition de deux dalīls décisifs est absurde, car elle impliquerait que l'un des deux soit faux », ce que leur qaṭʿiyya exclut.
  • Le prétendu opposant est ẓannī (qiyās, khabar wāḥid) : il ne fait pas le poids — « le conjectural ne s'oppose pas au décisif » ; et préférer le qaṭʿī au ẓannī n'est même pas un tarjīḥ (lequel suppose des forces comparables) : c'est une élimination.
  • Cas particulier des deux ijmāʿs : leur contradiction est impossible — elle exigerait que l'un soit erroné, ce que la ʿiṣma exclut. Différence capitale avec deux nuṣūṣ contradictoires : eux peuvent coexister, l'un étant nāsikh et l'autre mansūkh ; or il n'y a pas de naskh après la wafāt (carte 1) — donc pas d'échappatoire pour deux ijmāʿs. C'est le socle de la masʾala « pas d'ijmāʿ contre un ijmāʿ antérieur » (carte 9).
  • Restriction de Zarkashī : tout ceci vaut de l'ijmāʿ qaṭʿī ; l'ijmāʿ ẓannī (sukūtī…), lui, peut être contredit — et « l'ijmāʿ unanimement reconnu prévaut sur celui qui est disputé ».
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L'ijmāʿ conforme à un khabar — est-ce son mustanad ?

Contre Abū ʿAbd Allāh al-Baṣrī
La coïncidence ne prouve pas la filiation : l'ijmāʿ peut avoir un autre dalīl, non transmis. Al-Baṣrī : c'est l'apparence, faute d'autre dalīl connu.
Muwāfaqa al-Baṣrī

La masʾala et ses harmoniques

Un ijmāʿ se trouve conforme au contenu d'un khabar parvenu jusqu'à nous. Peut-on en conclure que ce khabar est le mustanad de l'ijmāʿ — et, par ricochet, que l'ijmāʿ authentifie le khabar ?

  • Le jumhūr : non — « il est possible qu'il ait un autre dalīl, qui soit son [vrai] mustanad et qui ne nous ait pas été transmis, [la transmission] s'en étant dispensée grâce à l'ijmāʿ ». La coïncidence n'est pas une filiation.
  • Abū ʿAbd Allāh al-Baṣrī : le khabar est son mustanad. Interprétation charitable retenue : il veut dire que c'est l'apparence (al-ẓāhir), lorsqu'on ne connaît à la question aucun autre dalīl — non une nécessité. Ibn Burhān, dans al-Wajīz, rapporte la même position d'al-Shāfiʿī.
  • Précision de cadrage : le lieu du khilāf est le khabar āḥād — Zarkashī note que Subkī aurait dû le préciser ; et il invite à confronter cette masʾala avec celle, vue au Kitāb al-Sunna, où Subkī juge que « l'ijmāʿ conforme à un khabar ne prouve pas sa véracité » (troisième avis : sauf s'ils l'ont reçu avec agrément — talaqqī bi-l-qabūl) : être mustanad de l'ijmāʿ et être véridifié par lui sont des questions « proches » qu'il faut pourtant distinguer.
  • Le soubassement (Ibn al-Samʿānī) : l'ijmāʿ porte-t-il sur la norme établie par le dalīl, ou sur le dalīl qui fonde la norme ? Le aṣaḥḥ : sur la norme — « car c'est elle qui est visée du dalīl, et c'est pour elle que l'ijmāʿ s'est conclu ».
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À retenir

5 principes essentiels
L'ijmāʿ et ses fondements — avant les conflits d'ijmāʿs de la carte 9.
  • Tout ijmāʿ exige un mustanad (Jamāhīr) : a fortiori prophétique + cohérence du qayd d'ijtihād ; la muṣādafa est au mieux concevable, jamais advenue
  • L'ijmāʿ est un transformateur de modalité : sur un naṣṣ il accompagne, sur un khabar wāḥid il certifie l'authenticité, sur un ẓāhir il élimine l'autre lecture
  • L'ijmāʿ peut procéder d'un qiyās (jumhūr : jāʾiz wāqiʿ) — contre Dāwūd et Ibn Jarīr ; tafṣīl jalī/khafī pour d'autres
  • Aqall mā qīl : méthode d'al-Shāfiʿī (dīa du kitābī → le tiers) ; analyse d'al-Ghazālī — ijmāʿ sur le minimum + barāʾa aṣliyya contre le surplus ; inopérante si un dalīl appuie le surplus (jumuʿa)
  • Aucun dalīl ne s'oppose à l'ijmāʿ qaṭʿī (ni qāṭiʿ ni maẓnūn ; deux ijmāʿs ne se contredisent jamais — pas de naskh possible entre eux) ; et la conformité à un khabar ne prouve pas que ce khabar soit son mustanad (vs al-Baṣrī)
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question sur la méthode de l'aqall mā qīl.

Question

« Pour la dīa du kitābī, al-Shāfiʿī retient le tiers — le moindre des avis. Pour le quorum de la jumuʿa, il ne retient pas trois — le moindre des avis. Expliquez, avec l'analyse d'al-Ghazālī (ijmāʿ sur le minimum + barāʾa aṣliyya contre le surplus), pourquoi cette différence de traitement n'est pas une incohérence. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
PRINCIPE
lā budda min mustanad
a fortiori + qayd de l'ijtihād
2
QIYĀS
4 avis
jumhūr : jāʾiz wāqiʿ · vs Dāwūd, Ibn Jarīr
3
AQALL MĀ QĪL
dīa : le tiers
ijmāʿ + barāʾa aṣliyya
4
MUʿĀRAḌA
impossible
ni qāṭiʿ ni maẓnūn contre lui