بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Ijmāʿ N°7

حُجِّيَّةُ الْإِجْمَاعِ

L'ijmāʿ fait-il preuve — et avec quelle force ? · Qaṭʿī chez les Akthar, ẓannī chez al-Rāzī et al-Āmidī, tafṣīl chez Subkī · La ʿiṣma de la umma et le sort du jāḥid

Première carte de la Famille C : la valeur probante de l'ijmāʿ. Une fois sa possibilité établie (carte 2), trois questions s'enchaînent. (1) Est-il une ḥujja ? Oui — « les preuves du Kitāb et de la Sunna se sont accumulées » : le verset « وَيَتَّبِعْ غَيْرَ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ » et les aḥādīth de la ʿiṣma, dont le plus célèbre : « ma communauté ne se réunit pas sur un égarement » — contre al-Naẓẓām, qui en concédait la forme mais en niait la valeur, et contre les Shīʿites, pour qui la ḥujja est l'imam inclus dans la umma, non la umma. (2) Est-il qaṭʿī — au point d'excommunier ou de déclarer égaré son contradicteur — ou ẓannī, comme le soutiennent al-Rāzī et al-Āmidī ? Subkī construit ici son célèbre tafṣīl : qaṭʿī là où les muʿtabarūn s'accordent à y voir un ijmāʿ, ẓannī là où ils divergent — comme le sukūtī et l'accord à l'opposant rarissime. (3) Corollaires de la ʿiṣma : l'impossibilité de l'apostasie de la umma entière, la question de son ignorance collective, sa division en deux fractions toutes deux dans l'erreur — et, en khātima du chapitre, le sort du jāḥid qui nie une norme objet d'ijmāʿ.

وَأَنَّهُ حُجَّةٌ فِي الشَّرْعِ، وَأَنَّهُ قَطْعِيٌّ حَيْثُ اتَّفَقَ الْمُعْتَبَرُونَ، لَا حَيْثُ اخْتَلَفُوا كَالسُّكُوتِيِّ وَمَا نَدَرَ مُخَالِفُهُ، وَقَالَ الْإِمَامُ وَالْآمِدِيُّ : ظَنِّيٌّ مُطْلَقًا ... وَأَنَّهُ يَمْتَنِعُ ارْتِدَادُ الْأُمَّةِ سَمْعًا وَهُوَ الصَّحِيحُ

« Et qu'il est une preuve en matière de Loi ; qu'il est décisif (qaṭʿī) là où ceux dont l'avis compte s'accordent [à y voir un ijmāʿ], non là où ils divergent — comme le sukūtī et ce dont le contradicteur est rarissime ; al-Imām [al-Rāzī] et al-Āmidī ont dit : conjectural (ẓannī) absolument… Et que l'apostasie de la umma [entière] est impossible en vertu de la Révélation — c'est l'avis correct. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Ijmāʿ (ḥujjiyyat al-ijmāʿ) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 287-289

📜

Le ḥadīth de la ʿiṣma

Le socle textuel de la ḥujjiyya est un faisceau : le verset « Quiconque fait scission d'avec le Messager après que la guidance lui est apparue, et suit un autre chemin que celui des croyants, Nous le chargerons de ce dont il s'est chargé et le brûlerons dans la Géhenne » (al-Nisāʾ, 115) — menace qui prouve l'interdiction de quitter le « sabīl al-muʾminīn » ; et les aḥādīth de la préservation : « لَا تَجْتَمِعُ أُمَّتِي عَلَى ضَلَالَةٍ » — « ma communauté ne se réunit pas sur un égarement » —, « la main d'Allah est avec la jamāʿa », « une partie de ma communauté ne cessera de faire triompher la vérité ». Pris un à un, ces textes sont des āḥād ; mais leur convergence (taḍāfur) sur un même sens — la umma ne s'accorde pas sur le faux — donne, disent les uṣūliyyīn, une certitude de type tawātur maʿnawī, comme la générosité de Ḥātim. C'est pourquoi Zarkashī écrit : « les preuves du Kitāb et de la Sunna se sont accumulées à ce sujet » — certains y ajoutent une voie rationnelle, d'autres la ʿāda. Le choix de la voie, on l'a vu carte 2, commande jusqu'au nombre requis des mujmiʿūn.

📖

Vocabulaire essentiel

حُجِّيَّة ḥujjiyya
Valeur probante : le fait, pour l'ijmāʿ, d'obliger le mujtahid et de rendre sa transgression illicite.
قَطْعِيّ / ظَنِّيّ qaṭʿī / ẓannī
Décisif / conjectural. Enjeu pratique : peut-on excommunier ou déclarer égaré celui qui contredit l'ijmāʿ ?
عِصْمَةُ الْأُمَّة ʿiṣmat al-umma
La préservation de la communauté contre l'erreur collective — fondement théologique de la ḥujjiyya.
جَاحِد jāḥid
Celui qui nie une norme consensuelle. Son sort varie : ḍarūrī (kufr), mashhūr (débat), khafī (pas de kufr).
مَعْلُومٌ مِنَ الدِّينِ بِالضَّرُورَة maʿlūm bi-l-ḍarūra
Connu de la religion par nécessité — su des savants et du commun sans l'ombre d'un doute (les arkān de l'islam).
1

La ḥujjiyya établie — contre al-Naẓẓām et les Shīʿites

« Ḥujjatun li-Llāhi fī sharīʿatih »
Trois voies de preuve — textes, raison, coutume — contre celui qui concède la forme de l'ijmāʿ mais en nie la valeur.
Ḥujjiyya ʿIṣma

La masʾala et ses adversaires

  • La thèse : une fois la possibilité acquise, « il est une ḥujja — contre celui qui en conçoit la forme mais en nie la ḥujjiyya ». L'avis correct : il est une preuve de par Allah dans Sa Législation, « et les preuves du Kitāb et de la Sunna se sont accumulées à ce sujet » ; certains argumentent par la voie rationnelle, d'autres par la ʿāda.
  • Al-Naẓẓām : double front — il tient l'ijmāʿ pour inconcevable (carte 2) et, à supposer qu'il survienne, pour non probant : l'accord d'une multitude n'ajoute rien à la valeur des raisons de chacun.
  • Les Shīʿites : ils ne nient pas l'autorité de l'accord — ils en déplacent la source : aucune époque n'est vide d'un imam maʿṣūm, et si l'accord oblige, c'est que l'imam y est inclus. La ḥujja est l'imam, l'ijmāʿ n'est qu'un indice de sa présence. Réponse (cartes 2 et 4) : les textes attestent la ʿiṣma de la umma comme totalité — « lā tajtamiʿu ummatī ʿalā ḍalāla » vise la communauté, pas un individu caché en son sein.
  • La force de l'argument textuel : verset d'al-Nisāʾ (suivre un autre chemin que celui des croyants est menacé de la Géhenne) + aḥādīth de la ʿiṣma : leur taḍāfur produit la certitude du sens commun, même si chaque texte isolé est ẓannī.
📚

Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Le passage où Zarkashī expose la troisième masʾala — qaṭʿī ou ẓannī — et le tafṣīl original de Subkī.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf

الثَّالِثَةُ : إِذَا قُلْنَا إِنَّهُ حُجَّةٌ، فَهَلْ هُوَ حُجَّةٌ قَطْعِيَّةٌ بِحَيْثُ نُكَفِّرُ أَوْ نُضَلِّلُ مُخَالِفَهُ، أَوْ ظَنِّيَّةٌ ؟ فَذَهَبَ الْأَكْثَرُونَ إِلَى الْأَوَّلِ، وَذَهَبَ الْآمِدِيُّ وَالْإِمَامُ إِلَى الثَّانِي، وَاخْتَارَ الْمُصَنِّفُ تَفْصِيلًا : فَإِنِ اتَّفَقَ الْمُعْتَبَرُونَ عَلَى أَنَّهُ إِجْمَاعٌ فَهُوَ حُجَّةٌ قَطْعِيَّةٌ، وَإِنِ اخْتَلَفُوا فِي الشَّيْءِ هَلْ هُوَ إِجْمَاعٌ أَمْ لَا، فَهُوَ حُجَّةٌ ظَنِّيَّةٌ كَالْإِجْمَاعِ السُّكُوتِيِّ وَمَا نَدَرَ مُخَالِفُهُ.

Traduction : « Troisième question : si nous disons qu'il est une preuve, est-elle décisive — au point que nous excommuniions ou déclarions égaré son contradicteur — ou conjecturale ? Le plus grand nombre tient pour le premier ; al-Āmidī et al-Imām [al-Rāzī] pour le second. L'auteur a choisi une distinction : si ceux dont l'avis compte s'accordent à dire que c'est un ijmāʿ, c'est une preuve décisive ; s'ils divergent sur le point de savoir si la chose est ou non un ijmāʿ, c'est une preuve conjecturale — comme l'ijmāʿ silencieux et ce dont le contradicteur est rarissime. »

Les appuis du tafṣīl

  • Sur le sukūtī : Ibn al-Samʿānī, rapportant le khilāf, choisit qu'il est ẓannī — exactement la case que lui assigne Subkī.
  • Sur l'opposant rarissime : Ibn al-Ḥājib — « ce dont le contradicteur est rarissime n'est pas un ijmāʿ qaṭʿī » ; et al-Hindī — « celui qui le dit ijmāʿ n'en fait qu'un ijmāʿ ẓannī, non qaṭʿī ».
  • Pourquoi deux exemples ? Zarkashī le relève : Subkī cite le sukūtī (dont le aṣaḥḥ est qu'il est une ḥujja) et le nādir (dont le aṣaḥḥ est qu'il n'en est pas une) pour montrer que son critère est indifférent au fond : dès qu'il y a khilāf sur la qualification d'ijmāʿ, la force qaṭʿiyya disparaît — quel que soit le sort de la ḥujjiyya.
2

Qaṭʿī ou ẓannī — les trois écoles

L'enjeu : takfīr et taḍlīl du contradicteur
Akthar : qaṭʿī absolument. Al-Rāzī et al-Āmidī : ẓannī absolument. Subkī : le critère de l'accord des muʿtabarūn.
Qaṭʿiyya Tafṣīl

Le débat et son enjeu pratique

  • Pourquoi la question importe : si l'ijmāʿ est qaṭʿī, son contradicteur nie une certitude — on l'excommunie ou au moins on le déclare égaré ; s'il est ẓannī, sa contradiction est une erreur d'ijtihād, grave mais non infamante.
  • Les Akthar — qaṭʿī muṭlaqan : cohérent avec la ʿiṣma : contredire ce que la umma préservée a fixé, c'est tenir la umma pour égarée.
  • Al-Rāzī et al-Āmidī — ẓannī muṭlaqan : les preuves de la ḥujjiyya, prises pièce à pièce, sont des textes ẓannī au sens et à la transmission ; la conclusion ne peut excéder ses prémisses.
  • Subkī — le tafṣīl : la qaṭʿiyya n'est pas dans l'ijmāʿ en général mais dans chaque ijmāʿ qualifié : si les muʿtabarūn s'accordent que tel accord est un ijmāʿ (l'ijmāʿ ṣarīḥ conforme à la définition de la carte 1), il est qaṭʿī ; si la qualification même est disputée (sukūtī, nādir), il n'est que ẓannī.
3

Corollaires de la ʿiṣma — l'apostasie, l'ignorance, la double erreur

Trois masāʾil dérivées
La umma ne peut apostasier (samʿan) ; elle peut ignorer ce dont elle n'est pas chargée ; sa division en deux fractions chacune dans l'erreur — débattu.
ʿIṣma Corollaires

Trois tests de la ʿiṣma

  • (1) L'apostasie de la umma entière — impossible samʿan : l'irtidād collectif serait erreur et égarement, « tous deux niés de la umma par les aḥādīth qui attestent sa préservation ». Le mot samʿan est pesé : l'impossibilité tient à la Révélation, non à la raison — rationnellement, rien ne l'interdit.
  • (2) L'ignorance collective de ce dont elle n'est pas chargée — possible (al-aṣaḥḥ) : la umma ne peut ignorer ce dont elle est chargée (le statut du witr, par exemple) — ce serait s'accorder sur une faute ; mais elle peut partager l'ignorance de ce qui ne lui est pas demandé — la préséance entre ʿUthmān et Ḥudhayfa. Car « ne pas savoir n'est pas une erreur » : l'erreur, en matière de Loi, c'est manquer la norme ou sa voie. Et l'objection « leur non-savoir deviendrait un sabīl à suivre, donc apprendre serait interdit » est faible : le sabīl est ce qu'on choisit, parole ou acte — non une simple privation.
  • (3) La division en deux fractions, chacune dans l'erreur sur une question — débattu : exemple d'école : la moitié de la umma tient l'ordre (tartīb) obligatoire dans le wuḍūʾ mais pas dans les prières manquées, l'autre moitié l'inverse. Les Akthar l'interdisent : leur double erreur reviendrait à un accord de toute la umma sur l'erreur. Les mutaʾakhkhirūn l'admettent : dans chaque question, l'errant n'est qu'une partie de la umma. Le « mathār » du khilāf, dit Subkī : les errants dans les deux questions réunies sont-ils « toute la umma » ou seulement ses parties ?
4

La khātima — le sort du jāḥid

Nier une norme consensuelle : trois degrés
Ḍarūrī : kufr certain. Mashhūr manṣūṣ : kufr selon l'aṣaḥḥ. Khafī : pas de kufr, mais égarement — même si la norme est manṣūṣa.
Khātima Jāḥid

Les trois degrés du matn

  • (1) Le maʿlūm min al-dīn bi-l-ḍarūra (les arkān de l'islam) : son négateur est kāfir qaṭʿan. Mais attention au fondement : « son kufr ne vient pas de ce que c'est un objet d'ijmāʿ — il vient de ce qu'il nie ce que toutes les créatures partagent en connaissance, et de ce qu'il dément le Messager ﷺ ».
  • (2) Le mashhūr qui n'atteint pas le degré ḍarūrī : s'il est manṣūṣ (appuyé d'un texte, comme les cinq prières) : khilāf, et l'aṣaḥḥ est le takfīr — al-Nawawī le valide au chapitre de la ridda ; s'il n'est pas manṣūṣ : hésitation (taraddud) — et al-Rāfiʿī rapporte de l'Imām sa réticence : « comment excommunier qui contredit l'ijmāʿ, alors que nous n'excommunions pas qui rejette le principe même de l'ijmāʿ ? Nous le déclarons innovateur et égaré » ; on a interprété le takfīr comme visant celui qui reconnaît que la umma est unanime sur l'origine révélée de la norme, puis la rejette — ce qui est rejeter la Révélation.
  • (3) Le khafī, que seuls les spécialistes connaissent (l'invalidation du ḥajj par l'union charnelle avant le wuqūf ; le sixième de la petite-fille avec la fille) : pas de kufr, mais on juge le négateur égaré et fautif — « sans différence, ici, entre le manṣūṣ et le non-manṣūṣ, car tous se partagent l'obscurité ».
5

Khirq al-ijmāʿ — la transgression est ḥarām

Le pont vers les cartes 8 et 9
Transgresser l'ijmāʿ est interdit par la menace coranique ; de là découlent l'iḥdāth qawl thālith et les masāʾil de la carte 9.
Khirq Ḥarām

Le principe et sa portée

  • Le principe : « khirquhu ḥarām » — transgresser l'ijmāʿ est interdit, « car Allah l'a menacé par Sa parole : "et suit un autre chemin que celui des croyants" ». Aucune divergence quand l'ijmāʿ repose sur un naṣṣ.
  • Le cas discuté : l'ijmāʿ issu d'un ijtihād — al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār rapporte un avis le rendant transgressible. « Le correct est l'interdiction : dès que l'ijmāʿ existe, par quelque dalīl que ce soit, il devient ḥujja et sa transgression ḥarām. »
  • Les ramifications : de ce principe, Subkī « fait dériver des masāʾil » (farraʿa ʿalayhi) : l'interdiction d'inventer un troisième avis, celle du tafṣīl entre deux questions jumelles, le statut du dalīl nouveau — toutes traitées carte 9 ; et la question du fondement (mustanad) de l'ijmāʿ — carte 8.
📋

À retenir

5 principes essentiels
La valeur de l'ijmāʿ — cœur de la Famille C.
  • L'ijmāʿ est une ḥujja sharʿiyya : verset du « sabīl al-muʾminīn » + aḥādīth de la ʿiṣma (« lā tajtamiʿu ummatī ʿalā ḍalāla ») dont le taḍāfur emporte la certitude — contre al-Naẓẓām et les Shīʿites (la ḥujja est la umma, pas un imam caché)
  • Qaṭʿī ou ẓannī ? Akthar : qaṭʿī ; al-Rāzī et al-Āmidī : ẓannī muṭlaqan ; Subkī : tafṣīl — qaṭʿī où les muʿtabarūn s'accordent sur la qualification, ẓannī où ils divergent (sukūtī, nādir)
  • La umma ne peut apostasier (samʿan, non ʿaqlan) ; elle peut ignorer ce dont elle n'est pas chargée ; la double erreur de deux fractions — débattue (mathār : sont-ils « toute la umma » ?)
  • Le jāḥid : ḍarūrī → kufr (pour le takdhīb, pas pour l'ijmāʿ) ; mashhūr manṣūṣ → kufr selon l'aṣaḥḥ ; khafī → pas de kufr, mais taḍlīl
  • Khirq al-ijmāʿ est ḥarām quel que soit son dalīl — principe d'où dérivent les masāʾil de l'iḥdāth (carte 9)
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question sur le tafṣīl de Subkī.

Question

« Dans son tafṣīl sur la qaṭʿiyya, Subkī cite deux exemples d'ijmāʿ ẓannī : le sukūtī et "mā nadara mukhālifuh". Or le premier est, selon l'aṣaḥḥ, une ḥujja, et le second n'en est pas une. Pourquoi Subkī choisit-il précisément ces deux exemples opposés — que veut-il montrer sur la nature de son critère ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
ḤUJJIYYA
établie
sabīl al-muʾminīn + lā tajtamiʿ ummatī
2
QAṬʿĪ / ẒANNĪ
3 écoles
tafṣīl : ittifāq al-muʿtabarīn
3
ʿIṢMA
corollaires
irtidād : muḥāl samʿan
4
JĀḤID
3 degrés
ḍarūrī · mashhūr · khafī