بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°18

حُرُوفُ الْمَعَانِي ٢ — عَلَى، اللَّامُ، كَيْ، كُلٌّ، رُبَّ

La particule de l'obligation et celle de l'appartenance · Istiʿlāʾ, taʿlīl, milk, istighrāq · « ʿAlayhi » : ce qui pèse sur le mukallaf

Deuxième volet des particules de sens : ʿalā, dont l'istiʿlāʾ (être au-dessus) fonde dans la langue du fiqh l'expression même de l'obligation — « ʿalayhi dayn », « li-Llāhi ʿalā al-nās ḥijju al-bayt » : ce qui est « sur » quelqu'un pèse sur lui ; la lām, particule de la cause (taʿlīl), du droit (istiḥqāq) et de la propriété (milk) — « al-māl li-Zayd » —, dont dépendent la fatwa du ṭalāq motivé et la lecture des versets de finalité ; kay qui explicite la cause ; kull, le nom de la totalité, antichambre du chapitre du ʿāmm ; rubba enfin, qu'on croit vouée au peu et qui, pour l'avis choisi, dit surtout le beaucoup — sans oublier la curieuse bayd du ḥadīth « je suis le plus éloquent des Arabes ». Al-Zarkashī déploie ici al-Qarāfī, al-Rāghib al-Iṣfahānī, al-Zamakhsharī et Ibn Mālik.

عَلَى: الْأَصَحُّ أَنَّهَا قَدْ تَكُونُ اسْمًا بِمَعْنَى فَوْقَ، وَتَكُونُ حَرْفًا لِلِاسْتِعْلَاءِ وَالْمُصَاحَبَةِ وَالْمُجَاوَزَةِ وَالتَّعْلِيلِ وَالظَّرْفِيَّةِ وَالِاسْتِدْرَاكِ وَالزِّيَادَةِ، أَمَّا عَلَا يَعْلُو فَفِعْلٌ. اللَّامُ: لِلتَّعْلِيلِ وَالِاسْتِحْقَاقِ وَالِاخْتِصَاصِ وَالْمِلْكِ وَالصَّيْرُورَةِ وَالتَّمْلِيكِ وَشِبْهِهِ وَتَوْكِيدِ النَّفْيِ وَالتَّعْدِيَةِ وَالتَّأْكِيدِ. كَيْ: لِلتَّعْلِيلِ وَبِمَعْنَى أَنِ الْمَصْدَرِيَّةِ. كُلٌّ: اسْمٌ لِاسْتِغْرَاقِ أَفْرَادِ الْمُنَكَّرِ. رُبَّ: لِلتَّكْثِيرِ وَالتَّقْلِيلِ.

« ʿAlā : l'avis le plus correct est qu'elle peut être un nom au sens de "au-dessus", et une particule exprimant la supériorité, l'accompagnement, le dépassement, la cause, la contenance, la rectification et l'ajout — quant à ʿalā yaʿlū, c'est un verbe. La lām exprime la cause, le droit, l'affectation exclusive, la propriété, le devenir, le transfert de propriété et son semblable, la corroboration de la négation, la transitivité et la corroboration. Kay exprime la cause, et le sens du an d'infinitif. Kull est un nom d'épuisement des individus de l'indéfini. Rubba exprime l'abondance et la rareté. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (ʿalā, lām, kay, kull, rubba, bayd) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 127-135

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ʿAlā et lām : les deux particules du droit

Dans la langue des juristes, deux particules se partagent le monde des droits : ce qui est ʿalā quelqu'un pèse contre lui (dette, devoir, charge) ; ce qui est li-quelqu'un joue en sa faveur (créance, droit, propriété). « ʿAlayya dayn » : je dois ; « lī dayn » : on me doit. Al-Zarkashī explique le fondement : l'istiʿlāʾ peut être sensible (« kullu man ʿalayhā fān » — quiconque est sur la terre) ou intelligible : la dette « monte » sur le débiteur et le domine — « comme on dit : la dette l'a chevauché ». De l'autre côté, la lām décline les degrés de la faveur : simple rattachement (ikhtiṣāṣ), droit fondé (istiḥqāq), propriété pleine (milk). Al-Qarāfī les hiérarchise : l'istiḥqāq est attesté par l'usage constant (la selle pour le cheval, la porte pour la maison), l'ikhtiṣāṣ peut s'en passer ; et Zarkashī suggère que l'ikhtiṣāṣ est en réalité la racine dont milk et istiḥqāq sont des branches — raison pour laquelle al-Zamakhsharī n'a retenu que lui dans le Mufaṣṣal.

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Vocabulaire essentiel

اسْتِعْلَاء istiʿlāʾ
« Être au-dessus » : sens-mère de ʿalā, sensible ou intelligible — d'où la lecture juridique : ʿalayhi = il lui incombe.
اسْتِحْقَاق istiḥqāq
« Droit, mérite » : la lām du dû — « wayl li-l-muṭaffifīn » : malheur est le dû des fraudeurs.
صَيْرُورَة ṣayrūra
« Devenir » : la lām de la conséquence finale (lām al-ʿāqiba) — « afin qu'il devienne pour eux un ennemi ».
اسْتِغْرَاق istighrāq
« Épuisement » : kull embrasse tous les individus (kullu nafsin) ou toutes les parties (kullu Zaydin ḥasan).
لَامُ الْجُحُود lām al-juḥūd
« Lām de dénégation » : renforce la négation après mā kāna — « mā kāna Allāhu li-yuʿadhdhibahum ».
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ʿAlā — l'istiʿlāʾ, du sensible à l'obligation

Le sens-mère et sa portée juridique
Sensible : « kullu man ʿalayhā fān ». Intelligible : « ʿalayhi dayn » — la dette le chevauche. D'où : ʿalā dit le wujūb.
ʿAlā Istiʿlāʾ

Nom, particule, verbe

  • Statut grammatical : pour l'avis le plus correct (aṣaḥḥ), ʿalā est tantôt nom au sens de fawq (après min : « ghadat min ʿalayhi… »), tantôt particule — contre Ibn Ṭāhir et Ibn Khārūf qui en font toujours un nom, et contre al-Farrāʾ qui module selon les pronoms. Et « ʿalā yaʿlū » est un verbe plein : « inna Firʿawna ʿalā fī al-arḍ » — Subkī le signale pour montrer que la même graphie traverse les trois catégories.
  • Istiʿlāʾ sensible : « kullu man ʿalayhā fān » — sur la terre ; « zaydun ʿalā al-ḥāʾiṭ ».
  • Istiʿlāʾ intelligible : « wa-laʿalā baʿḍuhum ʿalā baʿḍ » (domination), et surtout « ʿalayhi dayn » : la dette le surplombe — « comme on dit : rakibahu al-dayn ». La plupart des Baṣriens ne reconnaissent à ʿalā que ce sens et ramènent le reste à lui par taʾwīl.
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ʿAlā — les six sens dérivés

Muṣāḥaba, mujāwaza, taʿlīl, ẓarfiyya, istidrāk, ziyāda
« Wa-ātā al-māla ʿalā ḥubbihi », « idhā raḍiyat ʿalayya banū Qushayr », « li-tukabbirū Allāha ʿalā mā hadākum »…
ʿAlā Six sens

Le déploiement

  • Muṣāḥaba (= maʿa) : « wa-ātā al-māla ʿalā ḥubbihi » — il donne le bien tout en l'aimant.
  • Mujāwaza (= ʿan) : le vers « idhā raḍiyat ʿalayya banū Qushayr » = raḍiyat ʿannī. Al-Muzanī et Ibn Khuzayma en tirent la lecture du ḥadīth « man ṣāma al-dahra ḍuyyiqat ʿalayhi jahannam » : resserrée loin de lui (ʿanhu) — il n'y entrera pas ; l'éloge remplace la menace.
  • Taʿlīl : « wa-li-tukabbirū Allāha ʿalā mā hadākum » — dites le takbīr parce qu'Il vous a guidés.
  • Ẓarfiyya (= fī) : « wa-ttabaʿū mā tatlū al-shayāṭīnu ʿalā mulki Sulaymān » — du temps du règne de Sulaymān.
  • Istidrāk : « Untel n'entrera pas au Paradis pour la laideur de son œuvre — ʿalā [cela dit] qu'il ne désespère pas de la miséricorde d'Allah ».
  • Ziyāda : « man ḥalafa ʿalā yamīnin » = ḥalafa yamīnan ; ou compensation d'une autre particule supprimée — contre Sībawayh pour qui ʿalā et ʿan ne s'ajoutent jamais.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé : la lām de la ṣayrūra est-elle une vraie cause ?
« Fa-ltaqaṭahu ālu Firʿawna li-yakūna lahum ʿaduwwan » — Zarkashī cite l'analyse d'al-Zamakhsharī : une lām empruntée, comme le lion prêté au brave.
Sharḥ Lām al-ʿāqiba

Le passage du Tashnīf

قَالَ الزَّمَخْشَرِيُّ: التَّحْقِيقُ أَنَّهَا لَامُ الْعِلَّةِ، وَأَنَّ التَّعْلِيلَ فِيهَا وَارِدٌ عَلَى طَرِيقِ الْمَجَازِ دُونَ الْحَقِيقَةِ، فَإِنَّهُ لَمْ تَكُنْ دَاعِيَةُ الِالْتِقَاطِ أَنْ يَكُونَ لَهُمْ عَدُوًّا، بَلِ الْمَحَبَّةُ وَالتَّبَنِّي، غَيْرَ أَنَّ ذَلِكَ لَمَّا كَانَ نَتِيجَةَ الْتِقَاطِهِمْ لَهُ وَثَمَرَتَهُ، شُبِّهَ بِالدَّاعِي الَّذِي لِأَجْلِهِ يُفْعَلُ الْفِعْلُ، فَاللَّامُ مُسْتَعَارَةٌ لِمَا يُشْبِهُ التَّعْلِيلَ، كَمَا اسْتُعِيرَ الْأَسَدُ لِمَنْ يُشْبِهُ الْأَسَدَ.

Traduction : « Al-Zamakhsharī a dit : la vérité est que c'est bien la lām de la cause, mais que la causalité y opère par voie de majāz et non de ḥaqīqa. Car le mobile du recueil [de Mūsā par la famille de Pharaon] n'était pas qu'il devînt leur ennemi — c'étaient l'amour et l'adoption ; seulement, comme [l'inimitié] fut le résultat et le fruit de ce recueil, on l'a assimilée au mobile pour lequel l'acte est accompli. La lām est donc empruntée pour ce qui ressemble à la cause, comme "lion" est emprunté pour celui qui ressemble au lion. »

Ce que le commentaire ajoute

  • L'enjeu théologique : al-Samʿānī (Qawāṭiʿ) signale que « wa-laqad dharaʾnā li-jahannama kathīran… » sert aux Muʿtazilites de pièce à taʾwīl : lire partout une simple lām de conséquence leur permet d'écarter la création en vue de. La réponse sunnite passe par la distinction : lām de ʿilla (vraie finalité) / lām de ʿāqiba (issue) — et par l'analyse d'al-Zamakhsharī : même la ʿāqiba reste une ʿilla majāziyya.
  • Ibn ʿAṭiyya : la lām de « li-jahannama » ne peut être de ʿāqiba — celle-ci ne se conçoit que si l'agent n'a pas visé l'issue ; or rien n'échappe au dessein divin. Ibn Khālawayh rapporte les étiquettes : « lām de kay » chez les Kūfiens, « lām de ṣayrūra » chez les Baṣriens.
  • Critère pratique : la lām de finalité réelle suppose que le motif précède l'acte ; celle de ṣayrūra constate ce que l'acte est devenu. Le mufassir et le uṣūlī doivent choisir à chaque verset.
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La lām — taʿlīl, istiḥqāq, ikhtiṣāṣ, milk

Les quatre degrés de la faveur
« Innamā al-ṣadaqātu li-l-fuqarāʾ », « al-jannatu li-l-muʾminīn », « al-mālu li-Zayd » — et le ṭalāq « li-riḍā Zayd » qui tombe sur-le-champ.
Lām Milk

Les sens cardinaux

  • Taʿlīl : « zurtuka li-sharafika » ; « li-taḥkuma bayna al-nāsi bi-mā arāka Allāh » ; « li-allā yakūna li-l-nāsi ʿalā Allāhi ḥujjatun baʿda al-rusul ».
  • Istiḥqāq : « al-nāru li-l-kāfirīn », « waylun li-l-muṭaffifīn » — le dû, en bien ou en mal ; certains y voient le sens générique de la lām.
  • Ikhtiṣāṣ : « al-jannatu li-l-muʾminīn », « hādhā ibnu Zayd » : rattachement exclusif sans propriété. Al-Qarāfī : l'istiḥqāq exige l'attestation de l'ʿāda (la selle pour le cheval, la porte pour la maison), l'ikhtiṣāṣ non.
  • Milk : « al-mālu li-Zayd ». Al-Rāghib al-Iṣfahānī distingue : propriété de la chose (« li-Llāhi mulku al-samāwāti wa-l-arḍ »), de certains profits, ou du seul taṣarruf (« prends ton bout de poutre pour que je prenne le mien »). Et la lām de simple proximité : « hādhā akhun li-ʿAbdillāh » — nul ne possède son frère.
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La lām — ṣayrūra, tamlīk, juḥūd et équivalences

Les emplois seconds
Lām du devenir, du don (« wahabtu li-Zayd »), de la dénégation (« mā kāna Allāhu li-yuʿadhdhibahum »), et la lām qui vaut ilā, ʿalā, fī, ʿinda, min, ʿan.
Lām Juḥūd

Cinq emplois et six équivalences

  • Ṣayrūra / ʿāqiba : « fa-ltaqaṭahu ālu Firʿawna li-yakūna lahum ʿaduwwan wa-ḥazanan » — voir le bloc du sharḥ.
  • Tamlīk et son semblable : « wahabtu li-Zaydin dīnāran » (transfert de propriété) ; shibh al-tamlīk : « jaʿala lakum min anfusikum azwājan » — les épouses ne sont pas possédées, mais le bénéfice est analogue.
  • Tawkīd al-nafy (lām al-juḥūd) : après mā kāna / lam yakun : « mā kāna Allāhu li-yuʿadhdhibahum wa-anta fīhim » — la négation renforcée : il est inconcevable qu'Il les châtie. Différence avec kay (Ibn al-Ḥājib et d'autres) : supprimez cette lām, le sens demeure ; supprimez la lām causale, il change.
  • Taʿdiya (« mā aḍraba zaydan li-ʿAmr ») et taʾkīd (lām de renfort du régime antéposé : « in kuntum li-l-ruʾyā taʿburūn » ; « raddifa lakum »).
  • Équivalences : ilā (« bi-anna rabbaka awḥā lahā »), ʿalā (« yakhirrūna li-l-adhqān » : sur les mentons), fī (« naḍaʿu al-mawāzīna al-qisṭa li-yawmi al-qiyāma »), ʿinda (« aqimi al-ṣalāta li-dulūki al-shams » : au déclin), min (« samiʿtu lahu ṣurākhan »), ʿan (« qāla alladhīna kafarū li-lladhīna āmanū » : au sujet des croyants).
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Kay, kull, rubba, bayd — les particules d'appoint

Cause, totalité, fréquence, exception
Kay explicite la cause ; kull épuise le tout ; rubba dit le beaucoup plus souvent que le peu ; bayd vaut ghayr ou min ajli.
Kay · Kull Rubba · Bayd

Quatre notices

  • Kay : particule de cause, équivalant à la lām : « jiʾtuka kay tukrimanī » — la venue cause l'égard, l'égard motive la venue. Quand la lām la précède (« li-kay-lā taʾsaw ʿalā mā fātakum »), elle se détermine comme maṣdariyya (= an) ; seule, elle admet les deux analyses.
  • Kull : nom d'istighrāq — des individus de l'indéfini (« kullu nafsin dhāʾiqatu al-mawt ») et du défini pluriel (« kullu al-rijāl »), des parties du défini singulier (« kullu Zaydin ḥasan »). Question fine discutée par Subkī : « al-ṭaʿāmu kullu… » — quand kull suit un défini déjà générique, ajoute-t-il un ʿumūm (taʾsīs) ou le confirme-t-il (taʾkīd) ? Le père de l'auteur y voyait deux lectures possibles. Pont direct vers le chapitre du ʿāmm.
  • Rubba : six doctrines recensées ! Taqlīl toujours (jumhūr, attribué à Sībawayh), takthīr toujours (Ibn Dirstawayh, al-Jurjānī, al-Zamakhsharī), les deux (al-Fārisī), le takthīr dominant et le taqlīl rare — choix d'Ibn Mālik et de Zarkashī : « rubamā yawaddu alladhīna kafarū law kānū muslimīn » (que de fois les mécréants voudront avoir été musulmans !), « yā rubba kāsiyatin fī al-dunyā ʿāriyatun yawma al-qiyāma » ; jusqu'à Abū Ḥayyān pour qui rubba n'affirme rien — tout vient des qarāʾin.
  • Bayd : nom toujours annexé, à deux sens : ghayr (« naḥnu al-ākhirūna al-sābiqūna, bayda annahum ūtū al-kitāba min qablinā ») et min ajli — lecture d'al-Shāfiʿī pour « anā afṣaḥu al-ʿarabi bayda annī min Quraysh » : le plus éloquent du fait même que quraychite ; al-Zamakhsharī y voit l'éloge tourné en forme de restriction (taʾkīd al-madḥ bi-mā yushbihu al-dhamm).
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À retenir

5 principes essentiels
ʿAlā, lām et leurs satellites en cinq règles.
  • ʿAlā = istiʿlāʾ, sensible ou intelligible : « ʿalayhi » exprime la charge — le langage même de l'obligation ; elle peut aussi être nom (= fawq) et verbe (ʿalā yaʿlū)
  • La lām décline la faveur : taʿlīl, istiḥqāq (attesté par l'ʿāda — al-Qarāfī), ikhtiṣāṣ (la racine probable), milk — d'où « li-riḍā Zayd » : ṭalāq immédiat, motif et non condition
  • La lām al-ʿāqiba est une lām de cause par majāz (al-Zamakhsharī) : l'issue ressemble au mobile comme le brave au lion — verrou contre le taʾwīl muʿtazilite
  • Kay = taʿlīl ou an maṣdariyya ; kull épuise individus ou parties — première porte du ʿāmm
  • Rubba : le takthīr domine, le taqlīl est rare (Ibn Mālik) ; bayd = ghayr ou min ajli (« bayda annī min Quraysh »)
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question sur le couple ʿalā / lām.

Question

« Dans "li-Llāhi ʿalā al-nāsi ḥijju al-bayti man istaṭāʿa ilayhi sabīlā", identifiez la fonction de la lām puis celle de ʿalā, et montrez comment leur combinaison fonde la lecture du ḥajj comme obligation due à Allah. Puis expliquez pourquoi "tawakkaltu ʿalā Allāh" ne peut pas relever de l'istiʿlāʾ, même figuré. »

🧠 Grille mnémotechnique

على
ʿALĀ
istiʿlāʾ
ʿalayhi = charge / wujūb
ل
LĀM
faveur
taʿlīl · istiḥqāq · milk
كل
KULL
istighrāq
individus ou parties
رب
RUBBA
takthīr
taqlīl rare (Ibn Mālik)