بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°17

حُرُوفُ الْمَعَانِي ١ — الْبَاءُ، فِي، مِنْ

Les trois grandes prépositions · Ilṣāq, ẓarfiyya, ibtidāʾ al-ghāya · Combien de tête faut-il essuyer au wuḍūʾ ?

Trois prépositions concentrent à elles seules une part énorme du fiqh : la bāʾ, et min. La bāʾ a pour sens-mère l'ilṣāq (adhérence) — Sībawayh ne lui en connaissait pas d'autre — mais Subkī en énumère une douzaine, dont le plus disputé : le tabʿīḍ (partition). De lui dépend la réponse à une question d'ablutions vieille de mille ans : « wa-msaḥū bi-ruʾūsikum » impose-t-il d'essuyer toute la tête (Mālik), une partie quelconque (al-Shāfiʿī), ou un quart (Abū Ḥanīfa) ? pose la contenance (ẓarfiyya) du temps et du lieu — avec ses retombées sur le ṭalāq différé. Min ouvre la limite (ibtidāʾ al-ghāya), découpe (tabʿīḍ), précise (tabyīn) et — capital pour le bāb des généralités — rend textuel le ʿumūm de l'indéfini nié. Al-Zarkashī arbitre ici entre Sībawayh, Ibn Jinnī, al-Aṣmaʿī, Ibn Mālik, le Fakhr al-Rāzī et Ibn Daqīq al-ʿĪd.

الْبَاءُ: لِلْإِلْصَاقِ حَقِيقَةً أَوْ مَجَازًا، وَالتَّعْدِيَةِ، وَالِاسْتِعَانَةِ، وَالسَّبَبِيَّةِ، وَالْمُصَاحَبَةِ، وَالظَّرْفِيَّةِ، وَالْبَدَلِ، وَالْمُقَابَلَةِ، وَالْمُجَاوَزَةِ، وَالْقَسَمِ، وَالْغَايَةِ، وَالتَّوْكِيدِ، وَكَذَا التَّبْعِيضُ وِفَاقًا لِلْأَصْمَعِيِّ وَابْنِ مَالِكٍ. فِي: لِلظَّرْفَيْنِ، وَلِلْمُصَاحَبَةِ وَالتَّعْلِيلِ وَالِاسْتِعْلَاءِ، وَبِمَعْنَى الْبَاءِ وَإِلَى وَمِنْ. مِنْ: لِابْتِدَاءِ الْغَايَةِ غَالِبًا، وَلِلتَّبْعِيضِ، وَلِلتَّبْيِينِ، وَالتَّعْلِيلِ، وَالْبَدَلِ، وَتَنْصِيصِ الْعُمُومِ.

« La bāʾ exprime l'adhérence, au propre ou au figuré, la transitivité, l'instrument, la causalité, l'accompagnement, la contenance, la substitution, la contrepartie, le dépassement, le serment, la limite et la corroboration — et de même la partition, conformément à al-Aṣmaʿī et Ibn Mālik. Fī exprime les deux contenances [lieu et temps], l'accompagnement, la cause, la position au-dessus, et les sens de bāʾ, ilā et min. Min exprime le point de départ de la limite le plus souvent, la partition, la spécification, la cause, la substitution et la textualisation de la généralité. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (ḥurūf al-jarr : bāʾ, fī, min) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 122-143

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Le sens-mère et ses rameaux

Pour chaque préposition, les uṣūliyyūn cherchent le sens-mère (umm al-maʿānī) dont les autres dérivent. Pour la bāʾ, c'est l'ilṣāq : Sībawayh ne lui a reconnu que lui, et les Maghrébins disaient « la bāʾ ne s'en sépare jamais — il arrive seulement qu'il se présente seul ou accompagné d'un sens supplémentaire ». ʿAbd al-Qāhir al-Jurjānī affine : l'ilṣāq de « j'ai saisi la corde bi-ma main » est réel ; celui de « je suis passé bi-Zayd » est élargi (le passage adhère au lieu proche de Zayd, dit Ibn Jinnī ; al-Zamakhsharī : « j'ai fait adhérer mon passage à un endroit proche de lui »). Cette discipline du sens-mère a une fonction de méthode : tout emploi qui s'éloigne du waḍʿ premier doit être justifié — par une ʿalāqa, un usage attesté des Arabes, ou un taḍmīn (le verbe absorbe le sens d'un autre). C'est elle qui interdit de poser un tabʿīḍ par simple commodité d'école.

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Vocabulaire essentiel

إِلْصَاق ilṣāq
« Adhérence » : sens-mère de la bāʾ — rattacher l'acte à ce qu'il touche : masaḥtu bi-raʾsī.
تَبْعِيض tabʿīḍ
« Partition » : la particule désigne une partie du tout. Admis pour min à l'unanimité ; disputé pour la bāʾ.
ظَرْفِيَّة ẓarfiyya
« Contenance » : sens-mère de fī — l'événement est contenu dans un lieu ou un temps, réellement ou par figure.
ابْتِدَاءُ الْغَايَةِ ibtidāʾ al-ghāya
« Point de départ de la limite » : sens dominant de min — sirtu min al-Baṣra ilā Baghdād.
تَنْصِيصُ الْعُمُومِ tanṣīṣ al-ʿumūm
« Textualisation de la généralité » : min rend explicite le ʿumūm de l'indéfini nié — mā jāʾanī min rajulin.
تَضْمِين taḍmīn
« Inclusion » : faire porter au verbe le sens d'un autre verbe pour justifier une préposition inhabituelle — méthode favorite des Baṣriens.
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La bāʾ — l'adhérence et ses dérivés

Douze sens autour d'un noyau
Ilṣāq réel ou figuré, taʿdiya, istiʿāna, sababiyya, muṣāḥaba, ẓarfiyya, badal, muqābala, qasam, tawkīd…
Bāʾ Ilṣāq

Le déploiement des sens

  • Ilṣāq : réel — « amsaktu al-ḥabla bi-yadī » ; figuré — « marartu bi-Zayd » (le passage adhère à un lieu proche de lui).
  • Taʿdiya : la bāʾ équivaut à la hamza causative : « dhahabtu bi-Zayd » = « adhhabtuhu ». Débat rapporté : pour le jumhūr, elle n'implique pas l'accompagnement ; pour al-Mubarrad et al-Suhaylī, si — réfutés par « dhahaba Allāhu bi-nūrihim » : Allah n'accompagne pas la lumière qu'Il emporte. Abū Ḥayyān a objecté à Ibn Mālik que la bāʾ entre aussi sur le transitif (« ṣakaktu al-ḥajara bi-l-ḥajar ») ; Zarkashī démonte l'objection : la bāʾ y entre sur ce qui était agent, non patient.
  • Istiʿāna (l'outil : « katabtu bi-l-qalam ») et sababiyya (« fa-kullan akhadhnā bi-dhanbihi ») — Ibn Mālik préfère « sababiyya » pour les actes attribués à Allah, par convenance (adab) envers Lui ;
  • Muṣāḥaba (= maʿa : « qad jāʾakum al-rasūlu bi-l-ḥaqq »), ẓarfiyya (« wa-laqad naṣarakum Allāhu bi-Badr »), badal (« mā yasurrunī bihā ḥumru al-naʿam » : à sa place), muqābala (la bāʾ des prix : « ishtaraytu al-farasa bi-alf »), mujāwaza (= ʿan : « fa-sʾal bihi khabīran »), qasam (la mère des particules du serment), ghāya (= ilā : « wa-qad aḥsana bī »), tawkīd (la zāʾida : « wa-kafā bi-Llāhi shahīdan »).
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé : la bāʾ du tabʿīḍ et le masḥ de la tête
Ibn Jinnī nie la bāʾ partitive, al-Rāzī le suit — Ibn Daqīq al-ʿĪd renverse l'argument : nul ne peut témoigner d'un néant.
Sharḥ Tabʿīḍ

Le passage du Tashnīf

وَكَذَا التَّبْعِيضُ وِفَاقًا لِلْأَصْمَعِيِّ وَابْنِ مَالِكٍ، مُسْتَدِلِّينَ بِقَوْلِهِ تَعَالَى: ﴿عَيْنًا يَشْرَبُ بِهَا عِبَادُ اللَّهِ﴾ أَيْ: مِنْهَا، وَخَرَّجَ عَلَيْهِ: ﴿وَامْسَحُوا بِرُؤُوسِكُمْ﴾، وَأَنْكَرَهُ قَوْمٌ مِنْهُمُ ابْنُ جِنِّي، وَتَأَوَّلُوا أَدِلَّةَ الْمُثْبِتِينَ عَلَى التَّضْمِينِ.

Traduction : « De même la partition [est un sens de la bāʾ], conformément à al-Aṣmaʿī et Ibn Mālik, qui arguent de Sa parole : "une source bi-laquelle boivent les serviteurs d'Allah" — c'est-à-dire : de laquelle ; et on en a tiré : "essuyez bi-vos têtes". Un groupe l'a nié, dont Ibn Jinnī, et ils ont ramené les preuves des partisans au taḍmīn [le verbe "boire" incluant le sens de "se désaltérer de"]. »

Le duel al-Rāzī / Ibn Daqīq al-ʿĪd

  • Ibn Jinnī nie que la bāʾ puisse signifier « une partie de ». Fakhr al-Dīn al-Rāzī retourne pourtant contre les Shāfiʿites un argument de procédure : la négation d'Ibn Jinnī serait une « shahāda ʿalā al-nafy » — un témoignage sur un néant, irrecevable. Zarkashī note la tension : al-Rāzī lui-même tenait juste avant la bāʾ de l'āya pour sababiyya, « ce qui est faible ».
  • Ibn Daqīq al-ʿĪd (glose sur les Furūʿ d'Ibn al-Ḥājib) répond : la parole du linguiste n'est pas un témoignage mais un ikhbār fondé sur l'istiqrāʾ (induction) — comme lorsqu'on affirme : « il n'existe pas en arabe de nom finissant par wāw précédée de ḍamma ». La négation inductive est recevable ; à qui prétend l'existence de la bāʾ partitive d'en produire la preuve positive.
  • Ibn Mālik (Sharḥ al-Kāfiya) atteste que al-Fārisī a admis le tabʿīḍ dans la Tadhkira, comme al-Aṣmaʿī sur le vers « sharibna bi-māʾi al-baḥri… » (elles burent de l'eau de la mer).
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Fī — la contenance du lieu et du temps

Ẓarfiyya réelle ou figurée
« Alif-lām-mīm. Ghulibati al-Rūm fī adnā al-arḍ… fī biḍʿi sinīn » : lieu et temps réunis. Et le ṭalāq prononcé « aujourd'hui et demain ».
Ẓarfiyya

La ẓarfiyya et ses extensions

  • Ẓarfiyya réelle : un corps contenu dans un corps — « Zayd fī al-dār ». Figurée : dès qu'un des deux termes n'est pas un corps : « naẓara fī al-kitāb », « li-yudkhila… fī raḥmatihi » — la miséricorde devenue contenant. Zarkashī formule le critère : si contenant et contenu sont des corps, ḥaqīqa ; sinon, un ou deux majāz s'introduisent.
  • Autres sens : muṣāḥaba (« fa-kharaja ʿalā qawmihi fī zīnatihi » : avec sa parure), taʿlīl (« fa-dhālikunna alladhī lumtunnanī fīhi » ; le ḥadīth de la chatte : une femme entra en Enfer — à cause d' — une chatte), istiʿlāʾ (« la-uṣallibannakum fī judhūʿi al-nakhl » : sur les troncs — lecture kūfienne ; l'auteur du Mufaṣṣal maintient la ẓarfiyya figurée : le crucifié est enchâssé dans le tronc), et les équivalences avec bāʾ, ilā, min, plus tawkīd et taʿwīḍ.
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Min — le point de départ de la limite

Le sens dominant (ghāliban)
« Min al-Masjid al-Ḥarām » : accord unanime pour le lieu ; le temps divise Baṣriens et Kūfiens. Certains ramènent tous les sens de min à l'ibtidāʾ.
Min Ibtidāʾ

Lieu, temps, et la thèse unificatrice

  • Repère : min ouvre la limite quand on peut lui apparier un « ilā » : « sirtu min al-Baṣra ilā Baghdād » — explicite ou sous-entendu (« aʿūdhu bi-Llāhi min al-shayṭān »).
  • Dans l'espace : admis par accord — « subḥāna alladhī asrā bi-ʿabdihi laylan mina al-Masjidi al-Ḥarām ». Dans le temps : les Kūfiens l'admettent (« min awwali yawmin » ; le ḥadīth « fa-taḥajjada mina al-layl ») et Ibn Mālik les suit vu l'abondance des attestations ; les Baṣriens s'y refusent, leurs taʾwīl étant jugés « forcés » (mutaʿassif).
  • La thèse unificatrice : certains (rapportés par al-Samʿānī) ramènent tous les sens de min à l'ibtidāʾ : même « akhadhtu min al-darāhim » ferait du tas le point de départ de la prise. Al-Samʿānī tranche en juriste : « ceci est le propos des grammairiens ; ce que connaissent les fuqahāʾ, c'est que min vaut ibtidāʾ et tabʿīḍ, chacun ḥaqīqa en son lieu. »
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Min — tabʿīḍ et tabyīn : découper et préciser

Deux sens, deux séries de fatwas
« Vends min mes esclaves qui tu veux » : pas tous ! « Min ce bien, mille » : reconnaissance du tout ou de la partie ? Et le rijs « min al-awthān ».
Min Tabʿīḍ

Tabʿīḍ — la partition

  • Repère : min est partitive quand « baʿḍ » peut la remplacer : « minhum man kallama Allāh » = certains d'entre eux. Ibn Abī al-Rabīʿ affine la nuance : « akaltu min al-raghīf » rattache l'acte au pain en signalant qu'il n'en a saisi qu'une part ; « akaltu baʿḍa al-raghīf » fait de la part elle-même l'objet.
  • La partie peut-elle être la moitié ou plus ? Deux avis chez les gens de langue ; le second (oui) s'appuie sur « minhumu al-muʾminūna wa-aktharuhumu al-fāsiqūn ».
  • Wakāla (Imām al-Ḥaramayn, Nihāya) : « vends min mes esclaves qui tu veux » → le mandataire ne peut pas tous les vendre, min exige qu'il en reste ; s'il les vend tous sauf un, la vente passe, par accord des Aṣḥāb.
  • Iqrār (rapporté par al-Ṣaymarī d'al-Shāfiʿī) : « min hādhā al-māl, alf » (de ce bien, mille me reviennent) : si le bien fait exactement mille, l'aveu porte sur le tout — min étant portée sur le tabyīn et non le tabʿīḍ.

Tabyīn — la spécification du genre

  • Repère : on peut remplacer min par « alladhī » : « fa-jtanibū al-rijsa mina al-awthān » = la souillure qui est les idoles — car toutes les idoles sont souillure : impossible d'y lire une partition.
  • De même « thiyābu sundusin khuḍrun » avec « min sundusin », et « waʿada Allāhu alladhīna āmanū minkum » — le khiṭāb visant les croyants, min ne peut découper.
  • Autres sens : taʿlīl (« mimmā khaṭīʾātihim ughriqū » ; « yajʿalūna aṣābiʿahum fī ādhānihim mina al-ṣawāʿiq » : à cause des foudres), badal (« a-raḍītum bi-l-ḥayāti al-dunyā mina al-ākhira » : à la place de), faṣl (séparer les contraires : « wa-Llāhu yaʿlamu al-mufsida mina al-muṣliḥ »), et les équivalences avec bāʾ, fī, ʿinda, ʿalā.
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Méthode — comment trancher entre les sens d'une particule

Waḍʿ, ʿurf, taḍmīn
Trois outils pour décider : le sens premier prime, l'usage du Législateur arbitre, le taḍmīn sauve la ḥaqīqa du verbe.
Méthode Qarīna

Trois outils du mujtahid

  • Le sens premier prime : tant qu'aucune qarīna n'impose un sens dérivé, la particule garde son waḍʿ : la bāʾ adhère, fī contient, min ouvre. C'est l'application du principe « al-aṣl al-ḥaqīqa » (voir carte 20).
  • Le taḍmīn comme échappatoire : les Baṣriens préfèrent charger le verbe d'un sens supplémentaire plutôt que de multiplier les sens de la particule : « yashrabu bihā » = « yartawī bihā » (il s'y désaltère). Zarkashī rapporte leur maxime : « le tajawwuz dans le verbe est plus léger que dans la particule ». Les Kūfiens font l'inverse : ils admettent l'échange des prépositions (tanāwub al-ḥurūf).
  • L'ʿurf du Législateur arbitre en fiqh : la distinction d'al-ʿAbbādī (bi-mashīʾat Allāh ≠ bi-amr Allāh) le montre : c'est l'usage, non la pure grammaire, qui fixe la portée juridique — « masāʾil al-fiqh lā tubnā ʿalā daqāʾiq al-naḥw ».
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À retenir

5 principes essentiels
Bāʾ, fī, min : le noyau et les retombées.
  • La bāʾ a pour sens-mère l'ilṣāq (Sībawayh ne lui en connaissait pas d'autre) ; ses autres emplois — taʿdiya, istiʿāna, sababiyya, qasam… — s'y rattachent
  • La bāʾ partitive est admise par al-Aṣmaʿī, al-Fārisī et Ibn Mālik, niée par Ibn Jinnī ; Ibn Daqīq al-ʿĪd valide la négation inductive — l'enjeu : le masḥ de la tête
  • pose la ẓarfiyya — réelle entre deux corps, figurée sinon — d'où le débat sur « tu es répudiée aujourd'hui et fī demain »
  • Min = ibtidāʾ al-ghāya (lieu : unanime ; temps : Kūfiens et Ibn Mālik), tabʿīḍ (test : « baʿḍ »), tabyīn (test : « alladhī »)
  • Min zāʾida n'est admise qu'avec un indéfini nié — elle y produit le tanṣīṣ al-ʿumūm ; en affirmation, le jumhūr la refuse contre les Kūfiens
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour relier la grammaire à la divergence des madhāhib.

Question

« Reconstituez le raisonnement complet des trois écoles sur "wa-msaḥū bi-ruʾūsikum" : que doit signifier la bāʾ pour que (a) tout masḥ partiel suffise, (b) l'intégralité soit due, (c) le quart soit requis ? Puis exposez l'objection d'Ibn Jinnī et la réponse d'Ibn Daqīq al-ʿĪd sur la valeur d'une négation en matière de langue. »

🧠 Grille mnémotechnique

ب
BĀʾ
ilṣāq
tabʿīḍ disputé → masḥ
في

ẓarfiyya
lieu + temps, ḥaqīqa/majāz
من
MIN
ibtidāʾ
tabʿīḍ : test « baʿḍ »
MÉTHODE
waḍʿ d'abord
taḍmīn > tanāwub