بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Qiyās N°20

تَرْتِيبُ الْأَسْئِلَةِ

La cascade des sept manʿ · L'istifsār en tête, l'ifḥām ou l'ilzām en clôture · Cumul des questions, taqsīm — et la khātima du Kitāb al-Qiyās

Clôture de la Famille D : après l'inventaire des qawādiḥ — que les jadaliyyūn, depuis Ibn al-Ḥājib, portent classiquement à vingt-cinq questions —, reste à régler leur ordre d'entrée en scène. Subkī le grave dans une cascade célèbre : « on peut dire : nous ne concédons pas le ḥukm de l'aṣl — concédé, mais qu'il se prête au qiyās — concédé, mais qu'il soit causé — concédé, mais que ce waṣf soit sa ʿilla — concédé, mais qu'elle s'y trouve — concédé, mais qu'elle soit transitive — concédé, mais qu'elle existe dans le farʿ » : sept manʿ, trois sur l'aṣl, trois sur la ʿilla, un sur le farʿ — l'ordre naturel du qiyās lui-même. En amont de tout : l'istifsār, « l'avant-garde des questions » — on ne nie pas ce qu'on n'a pas compris — avec son annexe le taqsīm, l'équivoque entre deux sens dont l'un est concédé et l'autre nié. Au cœur : peut-on cumuler les objections, même hiérarchisées, sans que la suivante « concède » la précédente ? Oui, tranche Subkī : la concession n'est que taqdīrī — mais alors le tartīb devient obligatoire. En aval : l'issue du combat — ifḥām du mustadill réduit au silence, ou ilzām du muʿtariḍ acculé au nécessaire. Et la khātima du Kitāb : le qiyās est-il « dīn Allāh » ? Est-il des uṣūl al-fiqh, contre Imām al-Ḥaramayn ? Farḍ kifāya — et farḍ ʿayn sur le mujtahid qui en a besoin.

وَقَدْ يُقَالُ : لَا نُسَلِّمُ حُكْمَ الْأَصْلِ، سَلَّمْنَا وَلَا نُسَلِّمُ أَنَّهُ مِمَّا يُقَاسُ فِيهِ، سَلَّمْنَا وَلَا نُسَلِّمُ أَنَّهُ مُعَلَّلٌ، سَلَّمْنَا وَلَا نُسَلِّمُ أَنَّ هَذَا الْوَصْفَ عِلَّتُهُ، سَلَّمْنَا وَلَا نُسَلِّمُ وُجُودَهُ فِيهِ، سَلَّمْنَا وَلَا نُسَلِّمُ أَنَّهُ مُتَعَدٍّ، سَلَّمْنَا وَلَا نُسَلِّمُ وُجُودَهُ فِي الْفَرْعِ.

« On peut dire : nous ne concédons pas le ḥukm de l'aṣl ; concédé — mais nous ne concédons pas qu'il relève de ce où l'on fait qiyās ; concédé — mais nous ne concédons pas qu'il soit causé ; concédé — mais nous ne concédons pas que ce waṣf soit sa ʿilla ; concédé — mais nous ne concédons pas qu'elle s'y trouve ; concédé — mais nous ne concédons pas qu'elle soit transitive ; concédé — mais nous ne concédons pas son existence dans le farʿ. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Qiyās (tartīb al-asʾila wa-khātimat al-kitāb) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 340-345

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Pourquoi un ordre — et lequel

La cascade des sept manʿ n'est pas un caprice de style : Zarkashī y lit l'obligation du tartīb, calquée sur « l'ordre naturel » du qiyās. On objecte d'abord à l'aṣl (son ḥukm, son aptitude au qiyās, son caractère causé), puis à la ʿilla — car elle est comme déduite de l'aṣl, sa branche (son identité, sa présence, sa transitivité) —, enfin au farʿ, qui se bâtit sur les deux (présence de la ʿilla, conformité du ḥukm — et la question du qalb s'y loge). Les jadaliyyūn ajoutent l'étage zéro : après l'istifsār vient le fasād al-iʿtibār — examen global du qiyās avant tout détail —, puis le fasād al-waḍʿ, plus spécial. Ce squelette donne son sens à la règle du cumul : enchaîner « sallamnā wa-lā nusallimu » n'est pas se contredire, car chaque concession est taqdīrī — « à supposer même le premier point, le second ne passe pas » ; mais qui jette ses objections dans le désordre commet un « manʿ après taslīm » : nier le taʿlīl de l'aṣl, c'est en avoir tacitement concédé le ḥukm — comment le nier ensuite ? Le tartīb n'est donc pas une politesse : c'est la condition logique du droit de tout dire.

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Vocabulaire essentiel

اِسْتِفْسَار istifsār
Demande d'explicitation d'un terme obscur (gharāba) ou équivoque (ijmāl) — « l'avant-garde des questions », avant toute objection.
تَقْسِيم taqsīm
L'équivoque exploitée : le lafẓ hésite entre deux sens — l'un concédé mais inopérant, l'autre opérant mais nié.
تَسْلِيم تَقْدِيرِيّ taslīm taqdīrī
Concession hypothétique : « à supposer même que… » — elle n'engage pas réellement, et autorise le cumul ordonné des objections.
إِفْحَام ifḥām
Réduction au silence du mustadill, à court devant un manʿ ou une muʿāraḍa insolubles : victoire du muʿtariḍ.
إِلْزَام ilzām
Acculement du muʿtariḍ : le dalīl atteint des prémisses nécessaires ou certaines et notoires, qu'il ne peut nier — victoire du mustadill.
فَرْضُ كِفَايَة farḍ kifāya
Statut du qiyās en clôture du Livre : obligation collective — qui devient individuelle sur le mujtahid qui en a besoin.
1

La cascade des sept manʿ — l'ordre naturel

3 sur l'aṣl, 3 sur la ʿilla, 1 sur le farʿ
Le matn enchaîne sept négations hiérarchisées : leur ordre reproduit la construction même du qiyās.
Tartīb 7 manʿ

La lecture de Zarkashī

« Sept objections : trois touchent l'aṣl, trois la ʿilla, une le farʿ — et leur présentation en cet ordre enseigne l'obligation du tartīb, car il épouse l'ordre naturel. »

  • L'aṣl d'abord : (1) son ḥukm même ; (2) son aptitude au qiyās — certains domaines y sont rebelles ; (3) son caractère causé (muʿallal). Tant que l'aṣl chancelle, parler de ʿilla est prématuré.
  • La ʿilla ensuite — « car elle est comme déduite de l'aṣl : elle en est la branche » : (4) ce waṣf est-il sa ʿilla ? (5) s'y trouve-t-elle réellement ? (6) est-elle transitive (mutaʿaddiya) — ou cantonnée à son aṣl ? S'y rattachent les manʿ de son ẓuhūr et de son inḍibāṭ.
  • Le farʿ enfin — bâti sur les deux : (7) la ʿilla existe-t-elle en lui ? — et avec lui la non-conformité de son ḥukm à celui de l'aṣl, où loge la question du qalb.
2

L'istifsār — l'avant-garde des questions

Gharāba ou ijmāl
On ne peut nier ni opposer ce qu'on n'a pas compris : la demande d'explicitation précède tout — mais la charge de la prouver pèse sur le muʿtariḍ.
Istifsār Préalable

Définition et exemples

« En tête [des objections] : l'istifsār — demander le sens du lafẓ en cas de gharāba ou d'ijmāl. » Pourquoi en tête ? « Qui ignore le madlūl du lafẓ ne peut ni le nier ni lui opposer quoi que ce soit. » Le shaykh de Zarkashī, ʿImād al-Dīn al-Isnawī, doutait même que ce fût une « objection » : l'istifsār n'égratigne pas le discours, il le fait connaître — « c'est l'éclaireur de la question, non la question ».

  • Gharāba d'école : truffer un qiyās fiqhī du lexique des mutakallimūn — dawr, tasalsul, hayūlā, mabdaʾ, ghāya… : « l'obligation du qiṣāṣ a son principe dépouillé d'une fin visée… » — sauf si l'on sait le khaṣm rompu à ce vocabulaire.
  • Gharāba de langue : les mots rares — dire « al-sayyid » pour le loup : « qu'entends-tu par là ? »
  • Ijmāl : le lafẓ sans sens déterminé — « la répudiée fait sa ʿidda par les aqrāʾ » : purifications ou menstrues ?

La charge de la preuve et le jawāb

  • Sur le muʿtariḍ (al-aṣaḥḥ) : c'est à lui d'établir gharāba ou ijmāl — car « l'aṣl est leur absence » ; et on ne lui impose pas de prouver l'égalité des sens possibles : il lui suffit que l'aṣl soit l'absence de préférence. (Avis contraire : au mustadill — la clarté serait une condition de son dalīl.)
  • Jawāb du mustadill : montrer l'absence d'ijmāl et de gharāba (par la langue, le sharʿ ou le ʿurf), ou expliciter le lafẓ par un sens qu'il peut porter. L'expliquer par un sens qu'il ne peut pas porter — la fameuse « ʿināya » — est rejeté par le plus grand nombre : « la munāẓara doit couper court à l'obstination ; admettre cela, c'est ouvrir une porte qui ne se referme pas ».
3

Le taqsīm — l'équivoque exploitée

Un sens concédé, un sens nié
Le lafẓ hésite entre deux sens : l'un, concédé, ne sert pas le mustadill ; l'autre le servirait — mais il est nié. Reçu, après démonstration des deux branches.
Taqsīm Équivoque

La mécanique et les exemples

  • Définition : le taraddud du lafẓ entre deux sens à égalité — l'un concédé mais qui ne donne pas la conclusion, l'autre qui la donnerait mais qui est nié. Subkī, suivant Ibn al-Ḥājib, omet de préciser que le nié est l'opérant — omission relevée par Zarkashī : sans elle, le taqsīm n'aurait pas d'objet.
  • Exemple 1 : preuve du transfert de propriété pendant le délai d'option : « le sabab du milk existe — la vente émanant de qui a qualité, portant sur son objet — donc le milk suit ». Taqsīm : entends-tu la vente absolument ? — nié ; ou la vente sans condition d'option ? — concédé, mais absent du cas litigieux, qui est précisément assorti du khiyār.
  • Exemple 2 (à trois branches) : « elle est bāligha ʿāqila, donc son nikāḥ par elle-même est valide, comme pour l'homme ». Qu'entends-tu par ʿāqila — l'expérimentée ? celle au jugement avisé ? celle douée de raison native ? Les deux premières : niées ; la troisième : concédée, mais insuffisante — la fillette a la raison native et son nikāḥ n'est pas valide.
  • Recevabilité : certains le renvoyaient à l'istifsār ; al-mukhtār : il porte — mais seulement après que le muʿtariḍ a exposé les deux possibles. Jawāb : établir que le lafẓ est mawḍūʿ pour le sens visé (par la langue ou l'usage, fût-ce le ʿurf), ou ẓāhir en lui — fût-ce par une qarīna, lexicale, rationnelle ou contextuelle.
4

Cumuler les objections — le taslīm taqdīrī

Un nawʿ, des anwāʿ, ordonnées ou non
Plusieurs naqḍ : permis sans débat. Des objections d'espèces différentes : permis selon le jumhūr — et si elles sont hiérarchisées, la concession n'est qu'hypothétique, mais l'ordre devient un devoir.
Cumul Samarqand

Les trois cas

  • Même espèce : plusieurs naqḍ, plusieurs muʿāraḍa dans l'aṣl et le farʿ — permis sans khilāf : le tout vaut une seule question, nul intiqāl.
  • Espèces différentes non hiérarchisées (la suivante ne suppose pas la concession de la précédente — naqḍ et ʿadam al-taʾthīr, par exemple, qui nient tous deux la ʿilliyya) : le jumhūr permet ; les gens de Samarqand interdisent — pour l'intishār — et imposent l'objection unique. Al-Hindī les piège : alors interdisez aussi le cumul dans la même espèce ! — et leur concède l'échappatoire : la dispersion est moindre entre objections de même espèce.
  • Espèces hiérarchisées (la suivante suppose la concession de la précédente — la muʿāraḍa suppose concédée l'existence du waṣf dans l'aṣl) : le jumhūr s'y opposait — la deuxième question concède la première, la troisième la deuxième : seule la dernière mériterait réponse. Al-mukhtār : la permission — « c'est la vérité, et c'est l'usage dans les ouvrages » (al-Hindī) : la concession n'est pas réelle mais taqdīrī — « à supposer même le premier point, le second s'impose ».
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
L'issue de la munāẓara : ifḥām du mustadill ou ilzām du muʿtariḍ — qui perd, qui gagne, et pourquoi.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — la fin de partie

وَالْإِفْحَامُ عِنْدَهُمْ عِبَارَةٌ عَنِ انْقِطَاعِ الْمُسْتَدِلِّ بِالْمَنْعِ أَوِ الْمُعَارَضَةِ، وَالْإِلْزَامُ عِبَارَةٌ عَنِ انْتِهَاءِ دَلِيلِ الْمُسْتَدِلِّ إِلَى مُقَدِّمَاتٍ ضَرُورِيَّةٍ أَوْ يَقِينِيٍّ مَشْهُورٍ يَلْزَمُ الْمُعْتَرِضَ الِاعْتِرَافُ بِهِ وَلَا يُمْكِنُهُ جَحْدُهُ فَيَنْقَطِعُ بِذَلِكَ، فَإِذًا الْإِلْزَامُ مِنَ الْمُسْتَدِلِّ لِلْمُعْتَرِضِ، وَالْإِفْحَامُ مِنَ الْمُعْتَرِضِ لِلْمُسْتَدِلِّ.

Traduction : « L'ifḥām, chez eux, désigne la mise à court du mustadill par le manʿ ou la muʿāraḍa ; l'ilzām, l'aboutissement du dalīl du mustadill à des prémisses nécessaires, ou à une certitude notoire que le muʿtariḍ est tenu de reconnaître sans pouvoir la nier — et le voilà à court. Ainsi l'ilzām va du mustadill au muʿtariḍ, et l'ifḥām du muʿtariḍ au mustadill. »

La règle du jeu finale

  • Le devoir du mustadill « nié » : repousser le manʿ par un dalīl — le manʿ nu ne se repousse pas par un manʿ nu. Si son dalīl est nié à son tour, il prouve encore — « et ainsi de suite » (wa-halumma jarrā) : la munāẓara est une échelle de preuves, non un échange de refus.
  • Deux issues seulement : ou bien le mustadill s'épuise avant d'atteindre le roc — manʿ ou muʿāraḍa le laissent sans réponse : ifḥām, le muʿtariḍ l'emporte ; ou bien sa chaîne de preuves atteint le ḍarūrī ou le yaqīnī mashhūr — que nul ne peut nier sans déraison : ilzām, le mustadill l'emporte.
  • La leçon d'ensemble : la munāẓara n'est pas une joute d'amour-propre mais une procédure de vérité : elle se gagne en remontant aux principes — et c'est pourquoi tout l'édifice des qawādiḥ, loin d'être un arsenal de chicane, est « ce par quoi s'éprouvent les ʿilal et se révèle le fiqh des questions ».
5

Khātima — le statut final du qiyās

Dīn, uṣūl, farḍ
Le qiyās est-il « dīn Allāh » ? Compte-t-il parmi les uṣūl al-fiqh, contre Imām al-Ḥaramayn ? Et quelle obligation pèse sur le mujtahid ?
Khātima Clôture

Trois masāʾil de clôture

  • Le qiyās est-il « dīn Allāh » ? Trois avis — « très étranges », note Zarkashī, qui en retrouve la source dans al-Muʿtamad d'Abū al-Ḥusayn al-Baṣrī : Abū al-Hudhayl le refuse (le « dīn » est le stable et le permanent) ; al-Jubbāʾī le réserve à l'obligatoire ; al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār l'étend à l'obligatoire et au recommandé — lecture vers laquelle penche le matn. Le départage de Zarkashī : si l'on entend les aḥkām voulus pour eux-mêmes, le qiyās n'est pas « dīn » ; si l'on entend ce par quoi nous sommes asservis à Allah, il l'est. Ibn al-Samʿānī règle l'étiquette du maqīs : on dit « c'est le dīn d'Allah et Sa loi » — on ne dit pas « Allah l'a dit », ni « parole d'Allah ou de Son Messager ﷺ ».
  • Des uṣūl al-fiqh — contre Imām al-Ḥaramayn : son argument — les uṣūl sont les adilla, lesquelles sont certaines, or le qiyās ne donne que le ẓann. Triple réplique du matn : le qiyās peut être qaṭʿī ; les uṣūl ne se réduisent pas aux adilla ; et le « dalīl » ne se réduit pas au certain.
  • Farḍ kifāya : tel est le qiyās quand les mujtahid sont plusieurs — farḍ ʿayn sur celui qui doit l'ijtihād, le temps pressant ; recommandé pour ce qui peut advenir et n'est pas advenu. À l'appui : ﴾فَاعْتَبِرُوا يَا أُولِي الْأَبْصَارِ﴿ — l'iʿtibār est bien « considérer une chose par une autre et lui en étendre le ḥukm » — et la parole de Muʿādh : « je ferai l'ijtihād par mon raʾy » à défaut du Livre et de la Sunna — ḥadīth discuté en sa chaîne, « mais que les savants ont accueilli par l'acceptation ».
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À retenir

5 principes essentiels
L'ordre, le cumul, l'issue — la clôture de la Famille D.
  • La cascade des sept manʿ : 3 sur l'aṣl, 3 sur la ʿilla, 1 sur le farʿ — l'ordre naturel du qiyās ; en tête de tout : l'istifsār, puis fasād al-iʿtibār, puis fasād al-waḍʿ
  • L'istifsār exige gharāba ou ijmāl, à la charge du muʿtariḍ (l'aṣl est leur absence) ; l'explication par un sens insoutenable (ʿināya) est rejetée
  • Le taqsīm : équivoque entre un sens concédé inopérant et un sens opérant nié — reçu après exposition des deux branches
  • Cumul des objections : permis — même hiérarchisées, car le taslīm est taqdīrī ; en contrepartie le tartīb devient obligatoire (sinon : manʿ après taslīm)
  • Issues : ifḥām (mustadill à court — le muʿtariḍ gagne) / ilzām (dalīl remonté au ḍarūrī ou au yaqīnī mashhūr — le mustadill gagne) ; et en khātima : le qiyās, dīn et uṣūl, est farḍ kifāya — ʿayn sur le mujtahid qui en a besoin
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour clore la Famille D.

Question

« Un muʿtariḍ commence par opposer une muʿāraḍa au qiyās du mustadill, puis, débouté, lance : "d'ailleurs, je ne concède même pas que la ʿilla existe dans ton aṣl". Pourquoi cette seconde objection est-elle irrecevable — alors que la séquence inverse, "je ne concède pas l'existence de la ʿilla ; concédé, voici ma muʿāraḍa", est admise selon al-mukhtār ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
7 MANʿ
en cascade
aṣl ×3 · ʿilla ×3 · farʿ ×1
2
ISTIFSĀR
+ taqsīm
comprendre avant de nier
3
CUMUL
taslīm taqdīrī
permis → tartīb obligatoire
4
ISSUE
du débat
ifḥām ↔ ilzām