بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Ijtihād N°8

أَوَّلُ وَاجِبٍ: مَعْرِفَةُ اللهِ

Ouverture de la Khātima de Jamʿ al-Jawāmiʿ · Le naẓar obligatoire et l'īmān du muqallid · La preuve du Créateur par le ḥudūth du monde

Après avoir achevé l'édifice des uṣūl al-fiqh par le livre de l'ijtihād, Subkī couronne son Jamʿ al-Jawāmiʿ d'une khātima : un credo ashʿarite condensé en quelques pages — car les furūʿ reposent sur les uṣūl al-fiqh, et les uṣūl al-fiqh reposent sur les uṣūl al-dīn. Tout commence par la question fondatrice du kalām : quelle est la première obligation du mukallaf ? La connaissance d'Allah (maʿrifa), ou le raisonnement qui y conduit (naẓar) ? De là découle un problème célèbre : l'īmān de celui qui croit sans preuve élaborée — le muqallid — est-il valide ? Al-Zarkashī déploie ici le taḥqīq de Subkī : tout dépend de ce qu'on appelle taqlīd. Puis le matn pose la première certitude à sceller dans le cœur : le monde est muḥdath (advenu après n'avoir pas été), il a donc un Ṣāniʿ, et ce Ṣāniʿ est Allah, l'Unique, le Qadīm dont la réalité ne ressemble à aucune autre.

فَلْيَجْزِمْ عَقْدَهُ بِأَنَّ الْعَالَمَ مُحْدَثٌ، وَلَهُ صَانِعٌ وَهُوَ اللهُ الْوَاحِدُ، وَالْوَاحِدُ: الشَّيْءُ الَّذِي لَا يَنْقَسِمُ وَلَا يُشْبَهُ بِوَجْهٍ، وَاللهُ تَعَالَى قَدِيمٌ لَا ابْتِدَاءَ لِوُجُودِهِ، حَقِيقَتُهُ مُخَالِفَةٌ لِسَائِرِ الْحَقَائِقِ، قَالَ الْمُحَقِّقُونَ: لَيْسَتْ مَعْلُومَةً الْآنَ، وَاخْتَلَفُوا هَلْ يُمْكِنُ عِلْمُهَا فِي الْآخِرَةِ.

« Qu'il scelle donc sa conviction : le monde est advenu (muḥdath) ; il a un Artisan, et c'est Allah, l'Unique — l'Unique étant ce qui ne se divise pas et ne ressemble à rien sous aucun aspect. Allah le Très-Haut est Qadīm : Son existence n'a pas de commencement. Sa réalité est différente de toutes les autres réalités ; les muḥaqqiqūn ont dit : elle n'est pas connue maintenant, et ils ont divergé sur la possibilité de la connaître dans l'au-delà. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Khātima (la première obligation et la connaissance d'Allah) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 390-395

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Pourquoi une khātima de uṣūl al-dīn ?

Le Jamʿ al-Jawāmiʿ est un traité d'uṣūl al-fiqh — pourquoi s'achève-t-il par un exposé de croyance ? Parce que, dans l'architecture classique, les preuves du fiqh (Livre, Sunna, ijmāʿ, qiyās) ne valent que si l'on a d'abord établi l'existence du Législateur, Sa parole, Sa véracité et la véracité de Son Messager ﷺ. Subkī referme donc le cercle : ayant montré comment on extrait les règles, il rappelle sur quoi tout repose. Cette khātima est un credo ashʿarite condensé — chaque formule du matn est pesée, et al-Zarkashī, dans le Tashnīf al-Masāmiʿ, la déploie en convoquant al-Ashʿarī, al-Bayhaqī, Imām al-Ḥaramayn, al-Ghazālī, et en réfutant Muʿtazilites, philosophes et mujassima. Quatre cartes (8 à 11) couvrent cette première partie : la connaissance d'Allah, Ses attributs, la ruʾya et le décret.

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Vocabulaire essentiel

النَّظَر al-naẓar
Le raisonnement, l'examen rationnel qui conduit à la connaissance d'Allah. Pour le choix retenu, c'est lui la première obligation, car la maʿrifa en dépend.
تَقْلِيد taqlīd
Adhésion sans preuve élaborée. Subkī distingue deux sens : accepter l'avis d'autrui en admettant que le contraire soit vrai, ou croire fermement sans savoir argumenter.
حُدُوث ḥudūth
Le fait d'advenir à l'existence après le néant. Le monde est muḥdath — c'est la première certitude à sceller, et la base de la preuve du Créateur.
دَلِيلُ التَّمَانُع dalīl al-tamānuʿ
« Preuve par l'empêchement mutuel » : s'il y avait deux divinités, leurs volontés se neutraliseraient et l'ordre du monde s'effondrerait — d'après « لَوْ كَانَ فِيهِمَا آلِهَةٌ إِلَّا اللهُ لَفَسَدَتَا ».
قَدِيم qadīm
Sans commencement d'existence. S'Il était advenu, Il aurait besoin d'un muḥdith, et ainsi de suite à l'infini — ce qui est impossible.
المَاهِيَّة al-māhiyya
La quiddité, le « ce que c'est » d'une chose. Pour les muḥaqqiqūn, la māhiyya d'Allah n'est pas connaissable en ce monde.
1

La première obligation — maʿrifa ou naẓar ?

La question fondatrice du kalām
Quelle est la toute première chose exigée du mukallaf ? Connaître Allah — ou le raisonnement qui mène à cette connaissance ?
Ouverture Naẓar

Le débat et sa portée

Les mutakallimūn divergent : la première obligation est-elle la maʿrifa d'Allah elle-même, ou le naẓar — l'examen rationnel — qui y conduit ? La position dominante chez les Ashʿarites : c'est le naẓar (ou son premier élément, le qaṣd vers le naẓar), car la connaissance est le fruit, et l'obligation porte d'abord sur le moyen qui est au pouvoir du mukallaf. Mais ce naẓar obligatoire n'est pas la dialectique des écoles : c'est la réflexion élémentaire qui relie l'œuvre à son Auteur.

  • Maʿrifa : la connaissance certaine d'Allah — fin recherchée, dont tout le reste dépend
  • Naẓar : le raisonnement qui y mène — moyen obligé, à la portée de tout mukallaf
  • Conséquence pratique : celui qui néglige tout examen alors qu'il en est capable est-il désobéissant ? C'est l'enjeu de la masʾala suivante (l'īmān du muqallid)
2

L'īmān du muqallid — le taḥqīq de Subkī

Deux sens du mot taqlīd
L'īmān de celui qui croit fermement sans preuve élaborée est valide ; seul Abū Hāshim le Muʿtazilite l'a nié — et al-Ashʿarī est disculpé de cette thèse.
Muqallid Taḥqīq

La distinction qui dissout le khilāf

On attribue à al-Ashʿarī la thèse selon laquelle le muqallid n'est pas croyant. Subkī — suivant son père Taqī al-Dīn, et Zarkashī le confirme par al-Āmidī (al-Abkār) — dissout le problème en distinguant deux sens du taqlīd :

  • Taqlīd au sens 1 — accepter l'avis d'autrui sans preuve, en admettant que le contraire puisse être vrai : une adhésion de ce type peut n'être que ẓann ou simple supposition. Cela ne suffit pas pour l'īmān — al-Ashʿarī et tous les monothéistes en conviennent. C'est sur ce sens que se comprend ce qu'on lui impute.
  • Taqlīd au sens 2 — la croyance ferme et inébranlable (al-iʿtiqād al-jāzim), même sans argumentation : aucun imam n'a dit qu'elle ne suffit pas, sauf Abū Hāshim le Muʿtazilite, pour qui celui qui ne connaît pas Allah par preuve est kāfir. Les Ashʿarites sont unanimes contre lui.
  • Reste le vrai khilāf : le croyant ferme sans preuve est-il désobéissant pour avoir délaissé le naẓar ? Deux avis chez les ahl al-sunna — et chez Abū Ḥanīfa, l'aṣaḥḥ est qu'il n'est même pas désobéissant.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

La preuve par l'ordre du monde — la voie des salaf
Celui qui interdit le taqlīd n'exige pas la dialectique des mutakallimūn : la preuve simple du bédouin suffit — l'édifice céleste et la substance terrestre désignent le Très-Savant, le Très-Informé.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — la parole du bédouin

وَيُحْكَى عَنْ بَعْضِ الْأَعْرَابِ أَنَّهُ قِيلَ لَهُ: بِمَ عَرَفْتَ رَبَّكَ؟ فَقَالَ: الْبَعْرُ يَدُلُّ عَلَى الْبَعِيرِ، وَآثَارُ الْخُطَا تَدُلُّ عَلَى الْمَسِيرِ، فَهَيْكَلٌ عُلْوِيٌّ وَجَوْهَرٌ سُفْلِيٌّ، لِمَ لَا يَدُلَّانِ عَلَى الْعَلِيمِ الْخَبِيرِ؟ وَهَذَا هُوَ الْمُوَافِقُ لِطَرِيقَةِ السَّلَفِ.

Traduction : « On rapporte qu'on demanda à un bédouin : "Par quoi as-tu connu ton Seigneur ?" Il répondit : "La fiente indique le chameau, et les traces de pas indiquent la marche : un édifice céleste et une substance terrestre n'indiqueraient-ils pas le Très-Savant, le Très-Informé ?" Et c'est cela qui est conforme à la voie des salaf. »

Trois enseignements du commentaire

  • Le naẓar exigé est minimal : celui qui interdit le taqlīd et impose l'istidlāl ne vise pas l'approfondissement des méthodes des mutakallimūn ; il se contente de ce dont ne se passe presque personne ayant grandi parmi les musulmans : conclure de l'œuvre à l'Auteur (al-istidlāl bi-l-maṣnūʿ ʿalā al-Ṣāniʿ). Quiconque trouve en lui un īmān ferme, la poitrine dilatée et le cœur apaisé, cela lui suffit pour mériter le nom d'īmān — qu'il sache ou non expliciter le chemin par lequel cette certitude lui est venue.
  • Comment une certitude sans preuve formulée ? Lorsque des prémisses nécessaires s'assemblent dans l'esprit, sans intention ni art, d'un assemblage correct, elles produisent la science — comme celui à qui un tawātur a donné une certitude, sans qu'il puisse plus citer un à un les informateurs ; ou comme notre science des nations passées, dont nous ne nous rappelons plus la cause précise.
  • L'argument historique : c'est ainsi que s'explique que les Ṣaḥāba ne se soient pas occupés de ces canons dialectiques — alors que, de l'accord de tous, ils sont les plus forts en īmān de toute la création après les prophètes.
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« Le monde est muḥdath » — la première certitude

Fa-l-yajzim ʿaqdahu
Tout ce qui n'est pas Allah — supérieur et inférieur, substances et accidents — est advenu après le néant ; seuls les philosophes l'ont nié.
Ḥudūth ʿĀlam

Ce qu'est le « monde » et la preuve de son ḥudūth

Le ʿālam, chez les mutakallimūn, est tout existant autre qu'Allah (et, pour certains, autre qu'Allah et Ses attributs). Zarkashī rapporte le taqsīm classique : l'existant possible est soit mutaḥayyiz (occupant un espace : corps et atome), soit ṣifa du mutaḥayyiz (les accidents, dont on a recensé près de quarante genres), soit ni l'un ni l'autre (les esprits). Ce monde, en sa totalité, est muḥdath — il était néant puis fut existant — et là-dessus il y a ijmāʿ des gens des religions.

  • La preuve : les attributs du monde changent ; il passe d'un état à un autre — et le changement est la marque du ḥudūth (āyat al-ḥudūth). Ce qui ne se sépare pas des ḥawādith est ḥādith.
  • Le modèle qur'ānique : les imams ont suivi la voie d'Ibrāhīm — l'argument par le déclin des astres (al-ufūl) : ce qui décline après s'être levé est ḥādith ; et ce qui vaut pour un corps en tant que corps vaut pour tout corps.
  • Le ḥadīth de ʿImrān b. Ḥuṣayn (al-Bukhārī) : « كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَيْءٌ قَبْلَهُ » — « Allah était, et rien n'était avant Lui... puis Il créa les cieux et la terre ». Les imams y voient l'enseignement prophétique direct du ḥudūth du monde et de l'exclusivité de l'existence éternelle pour le Seigneur.
  • Les contradicteurs : les falāsifa — al-Fārābī et Ibn Sīnā — tiennent le monde pour éternel en sa matière et sa forme ; d'autres : matière éternelle, forme advenue ; et l'on prête à Galien la suspension (waqf). Les musulmans ont déclaré ces thèses égarées : prétendre le monde qadīm, c'est le soustraire à la condition de créature — pire, disent-ils, que la thèse des chrétiens, qui n'ont soustrait au statut de créature qu'une ou deux personnes.
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« Il a un Ṣāniʿ, et c'est Allah l'Unique » — le tamānuʿ

Du ḥudūth au Muḥdith, du Muḥdith à l'unicité
Le ḥādith exige un mukhaṣṣiṣ qui le fasse exister plutôt que rien ; et s'il y avait deux dieux, l'ordre du monde serait impossible.
Tamānuʿ Tawḥīd

Les deux étapes de la preuve

  • Étape 1 — il a un Muḥdith : le ḥādith est possible (jāʾiz) quant à l'existence et au néant ; rien en lui ne privilégie l'existence. Il faut donc un mukhaṣṣiṣ qui le fasse pencher : tout khalq exige un Khāliq.
  • Étape 2 — ce Muḥdith est unique : c'est le dalīl al-tamānuʿ, indiqué par « لَوْ كَانَ فِيهِمَا آلِهَةٌ إِلَّا اللهُ لَفَسَدَتَا » : s'il y avait deux divinités, leur gouvernement ne suivrait pas un ordre (niẓām) ni ne s'accorderait sur des décrets. Que l'un veuille vivifier un corps et l'autre le faire mourir : ou bien les deux volontés s'exécutent — contradictoire ; ou bien aucune — double impuissance ; ou bien une seule — impuissance de l'autre. Or l'impuissance est impossible pour la divinité, car elle serait un ʿajz qadīm.
  • Les trois sens de la waḥda : (a) négation de la multiplicité interne — Il ne se divise pas (sens de al-Aḥad al-Ṣamad) ; (b) négation du semblable en Son essence et Ses attributs ; (c) exclusivité de la création, de l'existenciation et du gouvernement — nul associé dans l'invention des créatures.
5

Qadīm — et une ḥaqīqa que nul ne connaît

Lā ibtidāʾa li-wujūdih
S'Il était advenu, il faudrait un muḥdith à l'infini ; et Sa réalité, différente de toutes, n'est pas connaissable ici-bas selon les muḥaqqiqūn.
Qidam Māhiyya

Le qidam et ses preuves

S'Il était ḥādith, Il aurait besoin d'un muḥdith, celui-ci d'un autre, et ainsi à l'infini (tasalsul) — impossible. Le ḥudūth étant impossible à Son égard, le qidam s'impose : la négation de tout commencement d'existence, car entre la négation et l'affirmation il n'y a pas d'intermédiaire. Le fondement scripturaire : « هُوَ الْأَوَّلُ وَالْآخِرُ ». Subkī définit le qadīm par la négation (« pas de commencement ») car en langue le mot peut désigner une simple longue durée précédée de néant — « إِنَّكَ لَفِي ضَلَالِكَ الْقَدِيمِ » ; al-Ḥalīmī le compte parmi les Noms attestés par la Sunna.

La ḥaqīqa inconnaissable

  • « Sa réalité diffère de toutes les réalités » : absolument — ni en essence, ni en attributs, ni en actes, rien ne Lui est comparable ; le qadīm ne ressemble pas au muḥdath.
  • Peut-on connaître Sa māhiyya ici-bas ? Non, pour al-Qāḍī al-Bāqillānī, Imām al-Ḥaramayn, al-Ghazālī et le jumhūr des muḥaqqiqūn. L'argument de Juwaynī : le fini ne peut embrasser l'infini. Al-Junayd : « Nul ne connaît Allah, sauf Allah » ; et l'on rapporte du Ṣiddīq : « L'impuissance à atteindre la perception est une perception » — quand ta science atteint la conscience de son impuissance à Le connaître, tu as connu le Ḥaqq.
  • Ce qui nous est donné : Le connaître par Ses Noms et attributs. Lorsque Pharaon demanda « وَمَا رَبُّ الْعَالَمِينَ » — questionnant la māhiyya —, Mūsā répondit par les attributs : « رَبُّ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ », car répondre par la quiddité était impossible : c'est Pharaon qui errait dans sa question.
  • Et dans l'au-delà ? Divergence : certains maintiennent l'impossibilité (Juwaynī, Ghazālī, et les falāsifa pour d'autres raisons), d'autres suspendent leur jugement (al-Qāḍī Abū Bakr selon une relation) — la ruʾya, elle, est une autre question : voir n'est pas embrasser (iḥāṭa) — voir Carte 10.
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À retenir

5 principes essentiels
L'ouverture de la khātima — la base des trois cartes suivantes.
  • La khātima fonde les uṣūl al-fiqh sur les uṣūl al-dīn : la première obligation du mukallaf est le naẓar menant à la connaissance d'Allah — un naẓar simple, non la dialectique des écoles
  • L'īmān du muqallid à la croyance ferme est valide : seul Abū Hāshim l'a nié ; le vrai khilāf porte sur la désobéissance par abandon du naẓar — preuve : le ḥadīth de la servante
  • Le monde entier est muḥdath : le changement est la marque du ḥudūth ; la voie d'Ibrāhīm (l'ufūl) et le ḥadīth « كان الله ولم يكن شيء قبله » l'enseignent ; les falāsifa sont réfutés
  • Le ḥādith exige un mukhaṣṣiṣ : le monde a un Ṣāniʿ ; et le dalīl al-tamānuʿ établit son unicité — deux volontés divines ruineraient le niẓām du monde
  • Allah est qadīm sans commencement ; Sa ḥaqīqa diffère de toutes et n'est pas connaissable ici-bas : on Le connaît par Ses Noms et attributs, non par Sa māhiyya
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour vérifier la maîtrise de l'ouverture de la khātima.

Question

« Comment le taḥqīq de Subkī — les deux sens du mot taqlīd — permet-il à la fois de valider l'īmān des ʿawāmm et de disculper al-Ashʿarī de la thèse qu'on lui impute ? Et pourquoi le ḥadīth de la servante est-il décisif dans ce débat ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
PREMIER WĀJIB
le naẓar
simple, pas dialectique
2
MUQALLID
iʿtiqād jāzim
īmān valide (sauf Abū Hāshim)
3
MONDE
muḥdath
changement = marque du ḥudūth
4
ṢĀNIʿ UNIQUE
tamānuʿ
deux dieux → pas de niẓām